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GENTILSHOMMES RUSSES ENVOYÉS EN FRANGE

M. Thug. Mais aucune instruction n'existe, non plus que de correspondance, et la mission ne paratt^pas avoir eu lieu.

Parmi les faits indiquant une tendance à plus de sympathie mutuelle entre les deux pays, nous voyons encore que le Roi accueille une demande du Tsar pour faire entrer vingt jeunes gentilshommes russes dans les gardes-marine de France. Cela résulte d'une lettre du conseiller de commerce Lefort à la date du il février 1717 ^

Lavie parait, dans la suite, s'être assez mal conduit et aussi avoir contracté beaucoup de dettes. En mai 172a, le duc d'Orléans avait décidé son rappel : il en est encore question dans les dépêches d'août et septembre 1723 ' ; le seul obstacle à la réalisation de cette mesure, c'est rembarras où Ton était de payer ces dettes. Campredon annonce, le 5 mai 1725*, qu'elles « augmentent par ce retardement, et que depuis que le sieur Lavie n'a plus d'emploi, il mène une vie tout à fait indigne, s'étant associé au duc de Senty, l'ennemi le plus envenimé que la France puisse avoir dans les pays étrangers, et peutêtre le plus grand scélérat qu'il y ait sur la terre. Lavie loge avec cet homme, et sa maison, qui est vis-à-vis du palais de la Gzarine, est un lieu public de débauches, où le fils du baron Schleinitz va concerter ses nouvelles ».

Depuis lors, on n'entend plus parler de Lavie.

1. Soc. imp. datait, de Russie ^ t. XXXIV, pp. 116-117. — Quelques-uns de ces noms, comme Jëiébtsof, Miloslayski, Yolkonski, Rimski-Korsakofi Polianski, Mordvinof, lonssoupof, Kikine, Soitykof, Biëlosselski, Bariatinaki, comptent parmi les phis illustres de la noblesse et tie Thistoire russe.

S. Société impériale d'hisU de Russie, t. LU, pp. 102-105.

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