VIES DE SAINTS ET FABLEAUX
Rutebeuf a rimé deux vies de saints, celle de sainte Marie l'Egyptienne qui, après une folle jeunesse, acheva sa vie au milieu des bois dans une pénitence qui dura vingt ans, et celle de sainte Elisabeth de Hongrie, la princesse amie des pauvres, dont Rutebeuf fut presque le contemporain.
C'est pour la reine Isabelle de Navarre, fille de saint Louis, que le poète traduisit du latin, comme il nous l'apprend lui-même, la vie d'Elisabeth. Quant à la vie de Marie l'Egyptienne, elle avait été écrite par un trouvère antérieur, dont il s'est contenté de renouveler l'œuvre. Les deux poèmes sont en octosyllabes rimant deux à deux.
Les Vies de saints ont subi dans notre littérature le même sort que les légendes épiques, et elles rentrent à vrai dire dans le genre héroïque. Elles ont eu le même âge d'or, qui s'étend du xi® au commencement du XIII® siècle. C'est alors qu'elles produisirent des œuvres de haute valeur, comme la Vie de
aint Thomas de Cantorbéry.
beuf est pour ce genre littécadence. Aussi doit-on se œuvres hagiographiques de it fastidieux d'analyser ces comptent, t'un près de treize de deux mille. Le mérite de Lir ressortira bien mieux de 1 est vrai, mais plus courts,
ses Tableaux.
s contes en vers ', dans le ntaine. Notre littérature en a ire au xiii" et au xiv' siècle; iècle, ils sont remplacés |>ar les Cent Nouvelles nouvelles, le Navarre, les Joyeux Devis ériers. C'est seulement au
en vers a repris faveur.
nt les vilains, les clercs, les émmes , qui sont raillés et
de fableaux. Plus d'une fois t le rôle le plus avantageux ites, où les trouvères étalent lisons et les ruses féminines.
souvent grossiers, plus que ais quelques-uns sont char- Ceux de Rutebeuf respirent
bcs. En dehors des chansons de