ACTE /, SCENE F, 2î
Iipîoi* et serre dans son portefeuille la lettre et le papier qne Rny Bias
vient d'écrire.
On vient de m'apporter une épée. Ah ! tenez, Elle est sur ce fauteuil.
Il désigne le fauteuil sur lequel il a posé Vépée et le chapeau. Il y va et
prend V épée.
L'écharpe est d'une soie Peinte et brodée au goût le plus nouveau qu'on voie.
// lui fait admirer la souplesse du tissu.
5 Touchez. — Que dites- vous, Ruy Bias, de cette fleur ? La poignée est de Gil, le fameux ciseleur. Celui qui le mieux creuse, au gré des belles filles. Dans un pommeau d'épée une boite à pastilles.
Il passe au cou de Ruy Bias Vécharpe^ à laquelle est attachée Vépée.
Mettez-la donc. Je veux en voir sur vous l'effet, lo — Mais vous avez ainsi l'air d'un seigneur parfait !
Écoutant,
On vient... oui. C'est bientôt l'heure où la reine passe. — Le marquis del Basto ! —
La porte du fond sur la galerie s^ouvre^ Don Salluste détache son manteau et le jette vivement sur les épaules de Ruy BlaSy au moment oit le marquis del Basto parait: Puis il va droit au marquis^ en entraînant avec lui Ruy Bios stupéfait.