‹ Ruy BlasChapitre 32 sur 98 · ACTE II, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V

J'ai la goutte ; et d'ailleurs ne suis point assez sot Pour disputer le cœur d'aucune Pénélope Contre un jeune gaillard si prompt à la syncope. C'est pourquoi, vous trouvant fort beau, fort caressant,

5 Fort gracieux, fort tendre et fort intéressant. Il faut que je vous tue.

RuY Blas. Eh bien, essayez.

Don Guritan. Comte

De Garofa, demain, à l'heure où le jour monte, lo A l'endroit indiqué, sans témoin ni valet,

Nous nous égorgerons galamment, s'il vous plaît. Avec épée et dague, en dignes gentilshommes, Comme il sied quand on est des maisons dont nous sommes.

// Und la main à Ruy Blas^ qui la lui prend,

Pas un mot de ceci, n'est-ce pas ?

Le C9mtefait un sigm d'adhdeion,

15 A demain!

Ruy Bias sort.

Don Guritan {rettéttui).

Non, je n'ai pas du tout senti trembler sa main. Etre sûr de mourir et faire de la sorte. C'est d'un brave jeune homme.

Bruit d'une clef à la petite. Porte de la chambre de la reine, Den Guritan se retourne.

On ouvre cette porte ?

La reine Paraît et marche vivement vers don Guritan^ surpris et charmé de la voir. Elle tient entre ses mains la petite cassette,

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