‹ Rymaille sur les plus célèbres bibliotières de Paris en 1649; avec des notes et un essai sur les autres bibliothèques particulières du tempsChapitre 140 sur 193 · BIBLIOTHÈQUE DE NEVERS · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE DE NEVERS

La princesse Marie de Nevers avait fait arranger dans l'hôtel de ce nom un magnifique cabinet rempli de tableaux, de bronzes, et de bons et superbes livres.

Toutes les après-dînées, elle tenait conversation dans ce cabinet avec la meilleure compagnie qu'il y eût alors (1640). « La belle raillerie, dit Marolles, s'y mesloit avec le doux et le

sérieux : et la médisance et toute autre sorte de licence en estoient bannies. Quelquefois le jeu y estoit admis, mais ilavoit des limites; et la lecture des bons livres, qui estoient là en abondance, y trouvoit son temps. »

Quelquefois cette jolie bibliothèque était transformée en salle de-spectacle, car les dames de la compagnie s'étaient cotisées pour faire venir Mondori et sa troupe, qui jouaient pour elles seule* les plus agréables comédies.

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