BIBLIOTHÈQUE DE PETEAU
Paul Peteau, conseiller au Parlement, fut le fondateur de la célèbre bibliothèque qui demeura longtemps dans sa famille.
Elle provenait en partie de celle du président Claude Fauchet, et de celle de Pierre Daniel, bailli de Saint-Benoît-sur-Loire.
Peteau est appelé dans les Remailles, Petavius, par allusion à l'épigramme latine inscrite sur sa bibliothèque par Nicolas Bourbon.
Alexandre Peteau, son fils, comme lui conseiller au Parlement, avait enrichi cette curieuse bibliothèque de plusieurs manuscrits grecs provenant du chanoine Jean de Saint-André. Un certain nombre de ces manuscrits passèrent depuis chez M. Vossius.
Le goût de Paul Peteau pour l'antiquité ne se décelait pas seulement par le choix de ses livres; il pensait que les anciens avaient atteint, en toutes choses de l'esprit, le point culminant de la perfection, et il n'aspirait qu'à leur ressembler. Cette préoccupation habituelle de ce personnage éminent se traduit dans une devise latine qu'il avait adoptée et qui, combinée avec son nom, forme un jeu de mots, alors fort en vogue:
« Nova quaerant alii, nil nisi prisca Peto. »
Il avait d'ailleurs si bien choisi ses antiquités, que ses manuscrits ont servi au P. Sirmqnd pour donner l'édition des Œuvres de Marcellin, de Théodoret, etc. ; et à André Duchesne pour ses Historiens de France.