BIBLIOTHÈQUE DE BOURNONVILLE
Henri du Bouchet de Bournon ville, conseiller au Parlement, mourut en 1654 en laissant ses 6,000 volumes à l'abbaye de Saint- Victor. Ce magistrat avait la réputation de posséder une connaissance parfaite des livres, et cette particularité ajoutait beaucoup de prix à ceux qu'il avait amassés avec un soin scrupuleux. (Voy. la note 9.)
La richesse de sa bibliothèque et l'obligation imposée par son testament inspirèrent à Pierre Petit, médecin et poète latin, une excellente ode imprimée dans le deuxième livre de ses poèmes choisis.
— 6i — 97. BIBLIOTHÈQUE DE BRÈVES.
M. de Brèves s'était formé une très-belle bibliothèque orientale pendant ses ambassades à Constantinople, sous le règne de Henri IV. Il possédait entre autres 110 beaux manuscrits syriaques, arabes, turcs et persans, et les matrices des caractères de l'alphabet de ces mêmes langues, qu'il avait fait graver en Orient.
Lors de la vente à laquelle il fut procédé pour le compte de ses héritiers, le roi fit acheter, par Antoine Vitré, ces manuscrits et les caractères.
Ils sont de ceux que le cardinal de Richelieu s'était attribués; mais depuis ils furent revendiqués par la Bibliothèque du Roi, et on les y voit encore.