CHAPITRE XIII
Pan et ses diverses personnifications. Amon-Ra. Pan et Maïa en Grèce et au Mexique. Pantecatl et Halaoet à Panuco. Les quatre cents mamelles de la déesse. Kbem et Itzamna. Les quatre Con opes en Egypte et au Mexique. Le Sarigue et Soutech.
Un symbole non moins ordinaire dans les monuments égyptiens, c'est le signe |, que les égyptologues traduisent par ncter, dieu, et qui accompagne, dans les hiéroglyphes, toutes les divinités égyptiennes : dans son acception la pins commune, en dehors du cercle divin, cosigne s'exprime par ter, qui a le sens d'une hache ou d'an marteau, ou Heu par le mot tout, omnis (1), et de là l'identification de ce signe par quelques écrivains avec le Pan des Grecs, symbole de la génération universelle (2). Ce qui semblerait confirmer cette opinion, c'est l'interprétation que M. de Rougé donne aux diverses variantes du groupe "T1*l ou , qui;
en opposition du sens qui leur est donné par M. Birch, d'après Champollion, désigne un ensemble de dieux, groupe que le savant égyptologue français lit PAU, signifiant au pluriel nn cycle de dieux (2). Cette explication vient parfaitement à l'appui de la précédente : car il est reconnu de tout le monde que Pan, Menées, Priape, Amon, Amon-Cwmphis, Knèph et Horus, sont
(1) Peyron, Dictionnaire de lui (2) E. de Rougé, Etude sur une langue copte, au mot Pan. — Oou- stèle égyptienne, appartenant à la llsnot, Archéologie égyptienne, loin. {Bibliothèque impériale, Paris, 1858, III, page 284 et suiv. I p. 24-25.
également des personnifications symboliques du soleil, le grand Démiurge des Égyptiens; et que toutes ces divinités ne sont rigoureusement qu'un seul et même personnage mythologique.'
« Le Démiurge, dit Champollion (i, la lumière éternelle, l'être » premier qui mît en lumière la force des causes cachées, se » nomma Amon-Ra ou Amon-Ré (Amon Soleil); et ce créateur » premier, l'esprit démiurgique, procédant à la génération des » êtres, s'appela Amon et plus particulièrement Mendès... n Etienne de Byzance (de Urbibus, au mot flavà; mfttc) parle en » ces termes de la statue du dieu qu'on adorait à Panopolis : «La o existe, dit-il, un grand simulacre du dieu habens veretrvm n erectum. Il tient de la main droite un fouet pour stimuler la » lune; on dit que cette image est celle de Pan. » Cest là une n description exacte et très-détaillée de Y Aman-Générateur, » figuré sur notre planche, n
En Grèce, a côté du culte de Pan et d'Hermès, se montre celui de Maïa, donnée comme la mère d'Hermès qu'elle aurait eu de Zeus, qui n'est autre que Pan lui-même (2), et Maïa est regardée comme une sorte de Cybèle et une personnification de la terre. Ouvrons de nouveau le livre des traditions américaines et nous y retrouvons, ainsi qu'en Grèce et en Egypte, Pan et Maïa, sous les mêmes noms, avec les mêmes attributs, avec la même variété de personnifications et de symboles. Pan-tecatl t dans le rituel mexicain, l'homme par excellence, Pan est le même que Cipaetonalqaie&t considéré comme le premier-né de la lumière après la catastrophe du déluge (3) : il est le dieu des
(1) Panthéon égyptien, texte h pi. 1 et 5.
(2) A. Maury, Histoire des religions de la Grèce antique, depuis leur origine jusqu'à leur plus parfaite constitution. Puis, 1857, tome I, pages 106-106.
(3) Cad, Mes. TeU. Rem. fol.
v. « Pantecatl, m&rido de Mayaguel, » que por otro nombre se dixo Ci-
paetonal, que salio del diluvio. — Este Panteufttl es sefior destos trece dîas y de nnas rayées quello9 echavanen elvino.porque ain estas rayées no se podian emborrachar, aunquemasbeviesseu.
Y este Pantecatl dio el «rie de hacer et vino, porque como este hiio, odio ordeii coma se hiciesse el vino, y los nombres que hut
amours lubriques et de l'ivrognerie; car c'est lui qui ensuite, soua le nom de Cuextecatl (I), parcourt les campagnes, dans les folies de l'ivresse, en exposant partout sa nudité, et sa compagne est Muta ou Maïaoçl, qui a inventé l'art de faire le vin, octli, qu'elle a tiré du maguey ou aloës (2). Ce dieu était adoré dans tout le Mexique et dans l'Amérique centrale, et il avait à Paxuco ou Panco, «xaclemeat Panopolis(3] , des temples superbes où les Espagnols trouvèrent, à leur entrée au Mexique, des simulacres de Pan aussi prodigieux qu'ils étaient obscènes (4). On en découvre encore chaque jour dans ces contrées, et nous avons vu fréquemment nous-mêmes des statues de ce genre, habentes vere-
■ bevido eslan valientes, bien
» los que aqui naciesêen, aerian
» esforçados. »
(1) Bahagun, Hist. gen. de las cosasde Nueva Espana.êdil. Bustamante, Mexico, 1830, tom. III.
lib. X, cap. xxii, g 12. <> Era mugei » la que comenco y supo primera, n ahugerarlosmagueyes para sacai » la miel de que se hace el vino, y » llamabase Maiaoel, y el que hallo » primera las raices que echan en » la miel se llamaba Panlecall.. ..
» y hubo un Cuexteco, que era cau- > dillo y sefior de los Gvaxlecas, » que bebia cinco tasas de el, u con las eu aies perdio su juicio, » y eslando sin él, écho por abi sus » maxties, descubriendo sus ver- » giienzas.... »
(2) Maya ou Maïa, nom antique d'une partie du Yucalan, parait signïlier aussi la terre, et le complément de son nom huei, oel ou el, est ce qui sort ou surgit, comme le jet ou la pousse du maguey ou aloèsdontil vaêtre question. Quant au vin dont on parie ici, c'est l'setff nahuat) , aujourd'hui pulqué au Mexique, c'est-à-dire la sève de l'aloès qui se réunit dans le centre de la plante, lorsqu'on en a tranché
ce nom depanoaia, débarquer, et dit
que le lieu s'appelait anciennement Panllan ou Panutta, qui présentent néanmoins la même étymologie, pan ou panlti étant le drapeau, l'étendard, etc. Tlan et co, désignant également une localité , etc.
C'est ainsi que de mexitt on a fait Mexico, de challi, Chalco, etc.
(4) « In altre proviucie, dit le » Conquérant anonyme, e parli- » cularemente in quella di Panuco » adorano il membro , que portano » gli huomini fra le gambe, e lo » lengono nella meschita, e posto » similmenlesc-pralapiazza insieme ncon le imagini di rilievo di tutti b modidipiacerichepossono essero s Cra l'uuino e la donna, e gli hanno b di ritratto con (e gambe alzate in » diversi modi. In quesla provincia n di Panuco sono grau sodomiti gli » huomini, e gran poltroni, e îm- » briachi , in tanto che stanebi di * nonpoterbere piu vinoper bocca b si colcano, e alzando le gambe se » lo fanno metter con una canne lia b per le parU di sotto, fin tanto che b il corpo ne puo tenere."» (Relaeione d'alcune cote délia Nutnta Spagna e delta gran ciltà di Temislilan Meisica/aUaperun gentilhuomo del tignor Fernando Corlese. Coll. de Ramusio , tom. III, page 257.
trum erectum entre les mains et d'une dimension énorme (I). Le nom de Pan a d'ailleurs son étymologie parfaitement claire, phonétiquement parlant, dans les langues maya, mexicaine ou quichée. Dans la langue du Yucataa, c'est le drapeau, l'étendard, la chose principale, la raison d'être supérieure, ce qui joint au nom de Mata ou Maya, qui était le nom principal de* cette péninsule, faisait Mayapan, l'étendard de Maya, qui était
MetJtmti, «gnilant le jet on U pousse de l'aloès, qu'on est obligé de trancher dès sa naissance, as sein même de la plante, pour pouvoir y recueillir la sève, YoctH on pnkjné ; c'est à cause de sst lêeondité oa plutôt de la fécondation dont elle était 1a source, qu'on se l'imaginait couverte de quatre cents mamelles, comme l'ArthémÎB d'Ëphèse (1) qui n'était peut-être qu'une copie de Centeotl, portée dans cette ville par les Cares qui, ainsi que le» Lydiens, passaient pour être les propagateurs de son cube. Ainsi que les prêtres de la déesse d'Ëphèse, cens de la déesse mexicaine devaient garder nne chasteté perpétuelle, de même que les vierges qu'on lui consacrait (2). Dans la mythologie américaine Centeotl, indistinctement mâle on femelle, porte un caractère d'hermaphroditisme qui lui venait peut-être de la plante où le sexe de la femme pouvait se représenter par la forme évasée 4e l'aloès, après le retranchement de son jet, lequel, à son tour, exprimait si visiblement le caractère du mile. Mère et nourricière du genre humain, on donnait encore à cette divinité le titre de Tonamyohua, celle de notre chair, et, dans cette qualité, elle était l'épouse de TonacatewtU, le chef de notre chair, autre personnification du soleil (3), considéré , de son coté, comme le père du genre humain.
Pan, dans les monuments égyptiens, est appelé Khan, le dieu des Chemmis, où il apparaît sous les emblèmes d'un dieu phallique, enveloppé de langes ; c'est pour cela, que son nom est Khem 3t&Jl*, K&A», KHUï, le Renfermé;*). Ainsi en est-il des Ckc-
(1) Cod. Mex. Vatic. ap. Bios, et Febregat, Erpotitione délie figure dtl Cod. Borgia, a. 19. — « Mam- . o mie multis etuberibue eistructa, «dit Minutais. » (Octav. 22.) ap.
A. Maury, Hist. det relig. de la Grèce antique, tome III, page 1 56.
Ce symbole des mamelles pourrait Tort bien avoir pris sou origine de l'épi même du mais, recouvert de eea graines, en forme de mamelles, et dont le nombre quatre cents een-
tzonlli, en mexicain, donne l'idée de l'année la plus fertile, lorsque d'un grain la terre en rend 400.
(2) A. Maury, Histoire des religions de la Grèce antique, tome III, page 157. — Torquemada, toc. cit.
lib. IX, cap.xxvi.
{3} Torquemada, loc.cit. lib. VIII, cap. v.
(*) Bunsen, Egypl's place t'n unîversat hislory, vol. I, page 373.
mes, Chemins, Zemes ou Cemit, dieux ou génies protecteurs et provéditeurs à Haïti, où sous la forme d'un os, d'un bâton, Us sont enveloppés dans des langes de coton (1), exactement comme le Tlaquimilolli, le paquet sacré des Mexicains, ou le dieu Priape desMandans, qui célébraient encore, il y a si peu d'années, la fête de ce dieu avec des cérémonies d'une obscénité dont rien n'approchait (2). En nous reportant à l'idée première de cette divinité, nous la retrouvons tout naturellement dans la gerbe de maïs, bien nommée Centeotl, dieu ou déesse unique (3), enveloppée d'abord des feuilles qui recouvrent l'épi, exactement comme des langes qui en étaient l'image. Pan, considéré quelquefois comme Hermès ou le père d'Hermès (A), reparaît encore au Yucatan sous les symboles de ce dieu, comme l'inventeur de l'écriture et des arts, comme le maître de la sagesse humaine, dans le personnage àaZamnà on Itzamna, qui ust regardé comme le premier qui civilisa la péninsule, et le fils du dieu touUpuissant Hunab-hi seul saint (5]. Mais le vrai nom de Zamna, celui qu'il se donnait lui-même dans, l'opinion des peuples (6), était Itzen-Jttuyai, Ilzen-Caan, la substance des nuages, la rosée du ciel, noms dont la première syllabe est encore celle du dieu des Chemmis (7). Ainsi que ce dernier, il s'appelait aussi Ahcoc-ah- Mut (8), et de lui venait le nom d'Ytzmat-Ùt ou Tzemat-Ul a
(1) Voir à la suite de Laoda, etc.
V Ecrit du frère Romain Pane, dans ce volume, pages 431-432.
(2) Catlîn , Lettres and notes on the manners, eustoms and conditions of the Norlh American In dians,vo). I, page 215. — Noua tenons de H. Callin lui-même des détails particuliers, extrêmement curieux sur cette matière.
(3) Centeotl, composé de ce ou cen, un, et teotl, dieu, ou de centii, la gerbe de maïs et de teotl.
(4) A. Maury. Hisl. desrelig. de la Grèce antique, tom. I, pag. 108
(5) Voir Cogolludo, Bill, de Yuca-
tan, lib. IV, cap. vi.— Hunab-ku, un ou unique dieu,, a exactement le même sens que centeotl.
(6) A la suite de Landa, Relation de las cosas de Yucatan, page 357 dans ce volume.
(7) Uzen pour Izen ou tsem, ou team, d'où Itzamna ou Zamna, comme on appelle indifféremment cette, divinité.
(8] Bunsen, toc. cit. page 374.
— VoirLanda- dans ce volume, page 221. Dans le manuscrit original, ce nom est écrit tout d'une pièce. Nous avons fait ahcoc, ahmut -, le premier signifie celui de la tortue; nous n'avons pu trouver le sens du se-
la plus antiqne des pyramides dlxamal, élerée, assnrait-on, sur le tombeau de Zamnà.
Sous ces divers symboles que nons venons d'examiner, comme sons le nom de Zens, Pan, ainsi que nous l'avons vu, s'identifie parfaitement avec VAmon des Égyptiens. Si Pan est la force cachée, la puissance génératrice, nous savons également, an rapport de Plutarque, appuyé sur l'autorité de Manethon (1 ), que le mot amm, chez les Égyptiens, signifiait « ce qui est caché, * et a l'action de cacher* de la racine UUtT, voiler, cacher. Champollion, qui cherchait comment A' Aman, lé dieu caché, on avait pu faire Amon-Ba, le soleil, en trouve l'explication dans un manuscrit oo ce nom est écrit u Amoun, 2»4*.0**'H,qui parait dérivé, » dit-il (2), de la même racine que l'ancien nom du soleil ON , » et qui, tous deux, ont la plus grande analogie avec oua», n OTftUITS et TOTOÏÏX, illuminart, ottendere, apparer*. n Amtm-Ra est donc le soleil caché, dans son acception la plus vulgaire. Haisqu'est-ce que le soleil caché, sïnonle soleil qui se plonge dans la mer, le soleil passé à l'Occident? de là les titres divers, de Seigneur de l'Amenti, de Seigneur du monde d'en bas, attribués à Osiris, de Seigneur des deux hémisphères, que lui donnent tous les monuments égyptiens, et que les égyptologues lui refusent systématiquement, en y substituant celui de Seigneur de la haute et de la basse Egypte. C'est dans le même sens que Tetzcattipoca, appelé aussi, comme le Pan mexicain, Tonacateuctli, devient la personnification du soleil Tonatiuk ou Towuvjt, Touônck, l'illuminateur, au Mexique, puis, en descendant au fond des eaux, le Seigneur des ombres et de la mort, Mietlanteuctli^Xt
coud, à cause de l'insuffisance de notre vocabulaire : dans la liendel, langue assez rapprochée du maya, mu/, est un oiseau. Conjointement avec Zamna on adorait au Yncatan une déesse qui passait pour la mère des dieux; on l'appelait Xchtl ou Ixchel. Le mot ciel s'appliquait à
un oiseau sacre, c'était aussi le nom d'une famille sacerdotale ; i ou ti, prononcer MA, désignait le féminin txi'z on iihish, le seiede la femme.
(1) DeJsideel Osiridc, page 396.
(2) Cbampollion, l'Egypte sous les Pharaons, tara. 1, page 217 et euiv.
prince de l'Enfer (1), lequel est encore ailleurs le père de Tlaloc, dieu des eaux, des orages et des tempêtes, l'ouragan, dont il a été question plus haut.
La coïncidence n'est pas moins remarquable, si nous observons que, dans toutes les fêtes qui se célébraient à l'occasion de cette divinité, quatre prêtres portant, au Mexique, le nom de
ou le vase supérieur ; on les retrouve comme les quatre soutiens du monde, dans les quatre Bocab, qu'ils repréfientent'dans les fêtes au Yucatan (1); dans les quatre grands dieux du Mexique et de l'Amérique centrale, et le Livre Sacré nous les montre presque avec les mêmes symboles qu'en Egypte. C'est, en premier lieu, ffun-Akpu- Vuck, un Tireur de sarbacane au Sarigue, dont le nom se retrouve dans celui de Sat ou Soutech (2), figuré, sans qu'on puisse s'y méprendre, dans le Sarigue, sur un grand nombre de monuments égyptiens, mais qu'aucun égyptologue n'a su expliquer jusqu'aujourd'hui, et qu'on n'expliquera pas facilement, si on ne le cherche en Amérique, le seul continent où se trouve cet animal (3). Puis vient ffun-Akpu- Vtiu, un Tireur de sarbacane au chacal (4), puis Zaki-Nima-Tziiz, la grande Épine blanche ou le grand Porc-Épic-Blanc (5) ; enfin, Tepeu-
(l)VoirLanda, page 207 et suiv (2) Bunsen, EgypCt place ir.
universal history, vol. 1, page 514.
Au n° 254 de la liste des signes hiéroglyphiques idéographiques, se trouve l'animal précité, sous le nom ,dajerboao\i}erboUe,<i& qui n'est pas exact, suivi de ces .mots sente wtknau.fi. On le retrouve dans un grand nombre de documents, quelquefois très -exact, d'autres fois plus ou moins défiguré; ceci s'explique par l'interruption des communications de l'Egypte avec l'Amérique, seul pays où existe le Sarigue, qu'on fiait par oublier avec le temps et qu'on regarda peut-être comme un animal symbolique. Tel t'énonce M. de Rougé, en le donnant comme l'animal symbolique de Set, à la suite d'une explicatien touchant le groupe de la page 16 de son ouvrage Etude surune stèle égyptienne, page 17. Dans la Gramm. Egypt.
de Ghampollion, on le retrouve avec la même tête de Sarigue, page 4 1 4, ayant la légende : « Avec la tête d'un animal fantastique et sous le nom de Bôr ou Bore, n page 1 19, ayant la légende : a une espèce de griffon. >
Page 120, cette tête de sarigue est devenue, par l'oubli du temps sans doute, une tête d'àne et ensuite d'antilope.
(3) Dans le Livre Sacré, le Sarigue apparaît d'abord comme un des quatre grands dieux , page 2.
Il revient ensuite, page 167, dans une fiction fort difficile à interpréter.
Toute la scène, cependant, parait faire allusion a un tremblement de terre, quatre fois répété, exprimé par l'idée que le Sarigue ouvre tes jambes, et où le volcan Hunabpu joue encore son rêle : ce qui se se-
it répété quatre jours de suite.
(4} Utiu est l'animal appelé coyotl en nahuatl-, c'est le chacal ornén. Hun-ahpu-utiu, un Tireur de sarbacane au chacal, est le même que Vanupu ou anubis des monuments d'Egypte, également représenté par un chacal.
(5) Tziz ou zitz signifie l'épine, aiguille ou l'animal, que Ximenez traduit par pizote, le pitzotl mexicain, que Moliuà traduit à son tour par. puerco et qui parait être une sorte de porc-êpic.
GucumatZy l'Élevé, le Dominateur, le Maître de la Montagne, le Serpent aux plumes de quetzal, que le lecteur connaît déjà. Observons encore, à propos de ce nombre quatre, ceux des quatre animaux, dont les noms caractérisaient les initiés aux mystères de Mithras ou d'Osiris, du Lion ou Chacal, de la Hyène, de l'Aigle et du Corbeau, qui se représentent constamment, sous les mêmes noms et avec les mêmes symboles, dans les mystères antiques de la chevalerie au Mexique (1).
(I) Bouleau de papyrus de M. I MS de ma Coll. — Cadastre et râle Fontana, expliqué par M. de Jlam- \ des habitants de Huexotzinco et