Village voisin de Menllion-Saiiil-Iipriiard
2. Aroii (Henry), 1842-IXSr), |inl)liciste, a collali(ii-é aux Dchals à iiartir do 1872.
PUEMlEIt VOLUME DE « LA P.KVOMTKiN • '\
avant do partir pour la Savoie, je vous ai éci'it une Itittro qui précisait ma position, et dont vous avez lu une partie à l'Académie. Avez-vous encore cette lettre, et pouvcz-vous me la renvoyer? Je la relirais et, si elle est conforme à mes souvenirs, je l'insérernis dans les Drhnts. A vous.
A M. ALEXANDRE DUMAS
Moiilli(Hi-Siiiiil-ncrii;iril, ^ô jiiiit I87S
Mon cher Dumas, je vous demande pardon de l'embarras que je vous ai causé ; j'étais piipié comme on l'est par les guêpes, et la guêpe sorlail de mon nid. ce qui me vexait doublement. A présent, en relisant ma lettre, je vois que je pourrais l'insérer. Mais il est bien tard, ce serait du réchauffé pour le public; d'ailleurs, il est toujours désagréable d'attirer l'attention sur soi. J'aime mieux me taire; décidément il ne faut pas répondre aux sottises ni aux mensonges. J'ai lu ces joursci un article récent du Figaro qui m'a rendu tout à fait philosophe. M. de Yillemessant a exhumé, à propos de la dernière élection, un article signé Vermorel (celui de la Commune) dans lequel il est dit : « que je suis dévoré d'ambition et que, pour obtenir la popularité, je ferais des bassesses ». C'est un calmant que l'extrême dédain. M. Caro m'écrit qu'il va causer avec vous, et Boissier, qui est resté à Paris, m'annonce (|ue les chances tournent en ma faveur pour le fauteuil vacant. Il m'assure
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(|ii(' jo ii'aurni lien à Hiirc, ni visites, ni quoi que ce soit, que M. Migiu'l lui oiïre do vutor pour moi, quil n y aura pas de concurrent, que M. Boucet veut hâter r(''lection. etc.
Je lui réponds que les séances académiques ne doivent réunir en ce moment <|ue S ou 10 membres, que Kl viil.iiils ne Idul pas une majoiilt'', (pic M. Wallon so pi'ésenlera. (pi'il aura l(mles les \o\\ (•allioli(pu's e| républicaines, que chat échaudé craint l'eau IVoide, et que c'est à lui à mettre la patte dans l'eau au préalable pour véi'ider la fem|i('rature. Ou'en dites-vous? Je persiste ;V vous croire meilleur juj;e que moi. En tout cas, je reste jusipià la lin de l'année en Savoie avec mes Jacobins. Man\ais(' cunq)a,£;nie : à présent, j'ai vite la tète lasse. Aulrel'ois. écrivant l'histoire littéraire, je vivais en tète à tète avec de grands hommes ; me voici condaumé à passer encore deux ans dans un hôpital de fous.
Votre lille se Irouve-t-elle bien des eaux?
Je \ous renvoie cette fameuse |i>ltri\ pui-^quc vous le souhaitez. A vous.
A M. .1L'I.I> SiMKY'
Mciilliiiii-Siiiiil-Hi'riiiird. "i.") juin IM'S'.'