‹ Sa vie et sa correspondanceChapitre 119 sur 141 · ANNEE · texte numérisé non relu

ANNEE

nous verrons comment le penseur, cltigaf^eant les leçons de cette cruelle éjjreuve, entreprendra cet examen de conscience national d'où sont sortieç les Or'ujincs de la France cnntemjinraine.

NOTES SLR l/ALLEMAr.NE *

'28 décemlire 18(iO Convermtion avec Karl IlUlehrnnd-.

L'Alloniand se transforme et change de caractère. Il devient orgueilleux, méprisant, injuste avec les étrangers. Il perd tout à fait la largeur d'esprit cosmopolite, la tolérance, la sympathie pour autrui qu'il avait sous Goethe; ses motifs d'orgueil sont les suivants :

I" « trest nous qui avons renouvelé l'Europe, tiré le monde de la décadence romaine, de la pourriture antique, par l'invasion du iv'' et v^' siècle; notre sang a refait le vieux sang usé.

2" « Au xvi'' siècle, nous avons fait le protestantisme, la rénovation morale. Voyez aujourd'hui les peuples en pleine sève : Prusse, Angleterre, Étals-Unis, tous ceux qui se sont délivrés du joug romain, et la France, qui,

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