I.a logique do Ilogel
ANNKES is:,;i-is:.', :^i
chant on ro^itaiil ;ni coin du l'en, lui le sien on allant au Ital.
IjO (jauvro M. (iuônoau de Mussy paît aujouidliui. C'est riioMuiie le plus aimablo quo je connaisse, IVanc, gracieux, jioli, inslrnil en lout, soullVant la conlradietiou, ai'tisto, avec ce mélange do tristesse et do gaieté qui l'ait l'esprit. La maladie tombe sur lui, quand elle laisse vivre et s'ébat lie tant de coquins et d'imbéciles. Ce qui prouve la Providence.
On recopie mon Tite-Live. — Voilà, mon cher, toutes les nouvelles diverses. Je reste au coin du l'eu, je suis allé une seule fois au théâtre {le Barbier, aux Ilalians) par imprudence; le dimanche j'écoute les concerts de Séghers. Je suis sorti une fois pour voir Libert, qui a des accès do lièvre, pauvre gai'çon, et ne peut presque plus lire. — Rien de Prévost; M. (lorusez que j'ai rencontié in"a dit que son père est assez malade.
Crois-tu, franchement, que mes Jeunes Gens de Platon pourront fournir à une P»evue un article acceptable ? Je vais tout à l'heure aux Estampes, voir les peintures d'IlerculaiRun et les médailles grecques. Il y a au Jlusée trois ou quatre corps que j'adore, l'Apollon Sauroctone, les deux jeunes athlètes, le beau jeune homme debout dont Prévost a la tête. Cola sera mon commentaire. Mais, mon Dieu! Il y a si longtemps quo j'ai écrit, quo j'y vais comme un enfant au fouet.
J'ai Uni décrire on baragouin mes idées sur l'animal
'>'! CUlU'.KSI'dNKA.NCIi
en général'. — l'oiir le système nei'veux, on peut déludnti'er, je crois, (\ur (huis la sensnlioii il n'y a point transmission de mouvement, ou passage de fluide du bout nerveux au cerveau, ('/est certainement une action à distance. — (JuanI aux nerfs nioleurs, je ne vois aucune raison, ni jinur ni contre. — Je fécrirai là-dessus, si tu veux.
Réponds-moi sur ceci, toi qui es savant. Les madrépores, les animaux qui vivent soudés, le sont-ils simplement par une union extérieure, par rencroûtement récipro(|ue de leur test, gardant ainsi chacun leur distinction individuelle'.' Ou le tout a-t-il une vie générale, des organes généraux, est-il un individu comme la plante totale?
A EDOUARD DE SUCKAK
l'nris. 17 février 1854 Mon bon et cher Edouard, je t'écris aux Estampes, sans plume comme tu vois. — J'y passe une heure et demie, deux fois par semaine, entre deux leçons. Quel ennui de te savoir souffrant! La bête se venge, cher ami, et, comme dans le mariage, c'est le conjoint qui souffre des sottises de l'autre.
1. lue Introduction pour le Traité de la Counaissnnce. inliliiléc : De iindiridu animal. — Voir appendice n" I, page "',
Soigne-loi, je fais aussi lout pour me guérir, sans y réussir beaucoup. Il faudra que décidéinenl nous exécutions ces vacances ou aux vacances prochaines notre ancien projet de voyage à pied, le long du Rhin ou ailleurs. Nous vivrons en bètes, nous donnerons pâture à la matière. Peut-être elle s'apaisera et nous retrouverons notre santé d'École. C'est cela qui te rend triste et incertain. Quand on est bien portant et qu'on a un travail, on a l'esprit lempli, on fait effort toute la journée vers un même but, on attrape onze heures du soir ou minuit et l'on se couche. — Quand on est malade, on passe sa vie à se ronger.
Mes cours, ou plutôt mon cours n'est guère intéressant, quoique tu dises. — Prends le petit livre de Milnc- Edwards, Introduction à la Zoologie générale; tu verras tout ce qu'il a dans le ventie. Cela pris, c'est un homme vide. — On deviail définir l'animal humain, im être caractérisé par l'absence d'idées. M. Bérard •, que je vais voir quehjiiefois, fait un cours tout pratique, avec des détails si minutieux, une érudition si accablante, que pour trouver un fait important il faut déblayer une montagne d'inutilités. — Le courage me manque aussi parfois. Pour (jui diable est-ce que je travaille? Qui lira un livre de psychologie, excepté toi qui n'en as pas besoin? Je commence à estimer les gens qui jouent aux échecs et pèchent à la ligne. Nous faisons à peu près la même chose. Partout où je regarde, je ne vois que des