‹ Sa vie et sa correspondanceChapitre 98 sur 141 · Voir la lettre précédente · texte numérisé non relu

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ANNÉES I80'i-istir. 007

M. Berryor cl M. Iiii|)iii (nil parlé conirc moi. Trois d'entre eux ont avoué qu'ils n'avaient pas lu le livre. Cela est fâcheux pour l'argent; quant à la léputation, ou quant à la vente du livie, cela n'est pas très regrettable; les journaux ont parlé de l'an'aire et cela fait une réclame. - Hachette et Geriricr Baillièrc sont fort contents de leur vente. M. Templier offre d'imprimer tout (le suite lt> quatrième volume.

Mou pauvre Marcelin est éj)uisé, il travaille à l'excès, il a des douleurs de tète, il veille trop; je suis cruellement inquiet, il s'use; sa mère est très tourmentée. Pourtant leur affaire va très bien; les abonnés viennent, et aussi les annonces, l'estime, le succès. Pourvu que, comme Wœpke, il ne tombe pas au moment d'arriver. Je n'y sais que faire; il est excédé de visites d'affaires pendant la journée; il faut qu'il soit commerçant et directeur de journal; ce n'est que vers minuit, en renirani, qu'il se retrouve artistes alors il ne peut pas résister au besoin de noter ou dessiner ses idées. Et les veilles font tant de mal !

A SAINTE-BEUVE

Paris, Lundi soir, ôO mai 1804

J'étais au théâtre ce soir, on m'a annoncé votre

article*, je viens de le lire avant de rentrer, et je veux

1. I.e premier ailiclo de Saiiito-I]o;vc sur la Litléralme anglaise avait seul [wiiii; voii' |i. ^Tr», noie 2.

508 CORFIESP0NDANCI-:

VOUS en remercier tout de suite, sans attendre demain.

Merci donc simplement et de tout cœur.

■ Pour les objections litléi'aires, je crois que vous avez

raison, et je tâcherai, je tâche dajiprendre et de me

corriger.

Pour l'objection de fonds, je crois qu'il y a un malentendu. Je n'ai jamais eu l'intention de déduire Vimllvidii, de démontrer qu'un Shakespeare, un Swift devaient apparaître en tel temps, en tel pays. Cela est bon pour les gens qui admettent une providence ingénieuse, quelque semeur céleste qui, par bonté et calcul, dépose une graine dans un trou qu'il a fait exprès. Je suppose qu'il y a à peu près dans chaque époque le même nombre d'enfants supérieurement doués, comme le même nombre de bossus ou de phtisiques. Cela donné, le hasard travaille; probablement, il est mort deux ou trois Shakespeare et deux ou trois Swift de la petite vérole ou du gros ventre. Deux ou trois autres ont été enrôlés sur la flotte et ont eu la tète cassée dans la guerre, etc. in hasard de plus aurait fort bien pu suppriiuer le Swift et le Shakespeare qui ont vécu.

Ma thèse est simplement que la température ambiante varie. Ainsi, à telle époque, la température étant mauvaise, vingt-cinq phtisiques sur trente arriveront au complet développement de la maladie. A telle autre époque, l'air étant plus doux, il n'y en a que (fuinze chez qui les tubercules se développeront.

De même pour la race. Telle race renferme 2 pour 100 de phtisiques; telle autre en renferme 8 pour 10(1.

A.NNKKS |.S(ii-lS(i(l r.d'.l

De iiiùme onliii pour le iiioinent. Tel iiioiueiil (rime époiiue est coiiiparahle à tel âge clinia(éii(jiie do la vie liimiaiiie. Par exemple, vers dix-lmit ans, les liilierriiles se (léveloppei'oiil plus que vers cimpianle.

Au lieu (le tubeicules, mettez grands hommes, grands es[)rils, de telle nu telle espi'-ce, et je ne vois plus de dirficult(''!

iMaintenaul, ({u'esl-ce que le (ubeirule, c'est-à-dire le grand homme'.' et faut-il dire que lanalyse est impuissante à le dr'eonqioser? Là-dessus, j'ai essaye'' de répondi'e dans la jtrcface des Kssais de crilitjiie cl (Fliisloire. Oui, l'analyse est impuissante, si l'on veut représenter complètement et dans toutes les nuances l'empreinte absolument spéciale, personnelle, infiniment multiple et ondoyante qui constitue le caractère humain. Mais remarquez que cette difficidté se rencontre partout, pour un animal, une plante, une coquille. L'art lui-même, la peinture la plus minutieuse, un portrait de jClouet?] ne donne qu'un ivsuuu'', un à peu près. Non, l'analyse n'est pas inqjuissanle si l'on cherche simplement à noter les grands caractères qui rangent l'individu dans son genre et dans son espèce, si l'on marque les forces génératrices et régulatrices de son action, et si l'on indique les degrés de ces forces.

J'ai essayé de peindi'e des individus dans mon livre, Bunyan, Shakespeare, Byron, l'ielding. Ils n'en sont pas moins individuels, quoiqu'ils soient d'une classe, et cela parce qu'une classe se compose d'individus. Ils

.-,10 COItr.ESI'DMiANCE

n'en sont pas moins spontanés, quoi{ju"ils soient régis par dos lois générales, et cela parce que ces lois ne s'exercent qn'à travers les inrlividus.

Vous voyez que je vous discute, c'est que je puis vous renvoyer votre « courage » ; vous supportez, vous acceptez et vous approuvez la discussion.

encore une rectification, celle-ci de fait : vous nie faites trop savant. J'ai à peine touché les mathématiques, je n'ai fait qu'effleurer l'analyse, j'en entends. l'idée et la marche, voilà tout. Mes études se sont presque toutes concentrées autour de in psychologie, en dessus et en dessous.

A demain, je vous serre les deux mains, mon cher maître.

A :m. corxelis de witt

l';iris, "21 juin ISlii Mon cher Cornélis,

Je suis allé quatre ou cinq fois au Journal, sans rencontrer John Lemoinne. On dit qu'il n'y paraît pas trois fois par an. C'est à toi de lui écrire directement.

Je te proposerais hien de le remplacer. Mais j'entre dans mes examens, et j'y suis tenu assis de huit heures du matin à six heures du soir. — - De plus ce serait traiter un sujet que j'ai déjà rehattu. Mon troisième volume est sur le même sujet que le tien.

AN.M'i'.s isoi-iscn r,ii

J';ii lu Ion livii'', ri, |)liisi(Mii-s clioses in'oiil l'iiil un vif plaisir, piir oxrinpli' l'iionit' grave avec la((uell(' tu décris d'Argcnson. Pour le fond, tu sais uos difTV'rcnces; ce u'esl pas scidcuicnt au gouverneiuont lihre que j'allribuc rauirlioratioii des mœurs anglaises au xviu'' siècle, c'est à tout un ensemble de causes, notaTumenl au caractère national, cl à la religion. De même en France, la dégradation des mœurs. Je pourrais m'appuyer à cet égai'd sur l'exemple de rancieiuie Home; ce n'est pas seulement la ruine de la liberté qui l'a gâtée; c'esl un ensemble (h; causes, en premier lieu la conquête, et la destruction de la classe moyenne; la ruine de la liberté et la corruption des m(eurs sont deux effets d'une même cause, et non la cause l'une de l'autre.

On pourrait aussi te discuter sur Voltaire; il a des mécbancetés, des imprudences, des gamineries, toutes les violences et tous les excès du tempérament nerveux, c'est souvent un singe. Mais il n'a pas été bon seulement en paroles; vois ses établissements à Ferney : c'est la conduite d'un grand seigneur anglais humanitaire qui fait du bien autour de lui et gratuitement. — De même la vie de Diderot, il a fait beaucoup d'actions généi'euses; ce sont des polissons et des enthousiastes, mais est-ce que la générosité pratique a manqué en 89?

Pour la forme, il me sendjle que tu l'acquières chaque jour davantage. Cela est tout à fait solide et

I. La Soiirli^ française cl la Socirlr aiif/lais-c an xviii' sirrlc.

Zl-l COI'.l'.KSf'dMiNNCK

serré. Regarde cependant si, en vertu du prineipe qui ordonne de oroupei' pai' niasses, il n'aurait pas mieux valu mettre d'un côté toute la France en bloc et de l'auli'e toute l'Angleterre en bloc. I/imiiression est alors plus nette.

Yiùci un service (\no je te prie de me rendre. Quel est le nom de l't'diteur d(^ Londres cpii l'ait Irailuii'e les livres de M. Guizot'.' Qiiel est le nom du traducteur? — Il s'agit de l'aire traduire mon gros livre; je n'ai pas le temps en ce moment d'aller en .Angleterre; je n'y ai (|u'une relation ti'ès légère avec M. Murra\ ; je serai obligé d'écrire. D'après mon traité avec Hachettes cCst moi seul qui dois me charger de ce soin.

Du reste les choses ont bien marché en France; l'édition est presque vendue; il y a eu beaucoup d'articles partout. Le Weatminslev Review a publié une longue analyse avec les conclusions les plus aimaldes. Le quatiième volume (Les Conleinvordins:) va s'inqjrimcr.

J'ai rapporté quantité de notes d'Italie; je pense écrire un voyage, demi-descriptif, demi-historique.

A ivi. r.oR\Ei.i> Dr Avrrr

Pnris. jiiiilol IStii Mon cher Cornélis,

Je te remercie beaucoup de ton intervention présente et future auprès de M. Reeves. A défaut de traduction, un article sera très utile.

AN.M-.i-.s i,s(i't-is(>c. r.ir.

Kiiiile Doiitniy fera dans la Presse un article sur le livre de M. (îuizof. Je pense que tu n'as piis oublié M. Lcvallois, de l'Opinion nationale.

Je viens d'acliever le Iivrt>; tu in' l't'toniier.is pas, je pense, si je garde l'opinion (pie j'avais auparavant. Le raisonnement l'ondanKMital qui se trouvait d(''j;'i d;uis rEyIisc cl l'Kldl ne nii' parait pas suriisanl. Iliri', eonnin^ M. (luiz(»l, que l'iionuiie a été créé tout d'un coup complet, à la vérité par miracle, c'est, à irion sens, contredire toutes les analoiiies, et dans les sciences positives on ne procède (pie par analo<ii(\ Le corps du premier homme s(> coin})osait, j'imagine, comme le nôti'e. de carbone, d'oxygène, d'azote, d'Iiydrogène, de j)hospliates, etc. 11 faut bi(;n admettre (|ue les éléments se tiouvaient dans le milieu ambiant, à moins de prétendre qu'ils ont été tout d'un coup surajoutés à la matière ou descendus d'en haut dans une cloche. Heprésentonsnous alors l'événement, tel qu'il a du se passer. 11 a donc fallu que tout d'un coup, comme pai' un coup do baguette inagi(iue, ces divers éléments se soient rapprochés, combinés, proportionnés, (jue les tissus, les organes se soient construits, disposés, balancés, etc. Se tigurer un monde comme le iKJtre, ou analogue au n(')lre, avec des plantes, des animaux et le reste de ce qu'il faut pour la nourriture de l'homme, avec des rivières, une atmosphère, un soleil et le reste, et croire que tout d'un coup une pareille transformation et pro-

I. Mtkliliilioiif! sur l'clal acliiel de I" religion rlirrliciutc.

Ô14 CdliliF.SPOMiANf.F.

duclion se soit opérée lians un pareil inoiule, cela est inouï. Dès qu'on a vu l'unier une cornue, ou disséquer THie articulation, la conception même en devient impossible. 11 n'y a plus de lois dans la nature, s'il y a eu jamais un tel renvei'sement des lois de la nature. — Ici, comme ailleurs, il y a eu des transitions, des préparations, des progrès; là intervient l'explication de Lyell et de Darwin, fondée sur l'incommensurable longueur et la prodigieuse durée des périodes géologiques, sur les milliers de milliards de siècles, tels que l'étude de la croûte terrestre les constate aujourd'hui.

De même pour la persistance des espèces. Je crois que M. Guizot n'a consulté qu'un groupe d'avocats; M. Flourens est un si pauvre homme, si peu considéré dans la science, que les hommes spéciaux en font des o-orçfes chaudes. Les naturalistes éminents considèrent aujourd'hui les classifications et les espèces, non comme des données primitives, mais comme des produits. J'indiquerai seulement sui' celte question deux mémoires de M. Broca, un dos fondateurs de la Société d'anthropologie : 1° Rapport à la Société de biologie sur les animaux ressuscitants, et partant sur la nature de la vie. 2° Mémoires sur riiijbridilé. Entre autres réfutations de la séparation ladieale des espèces, il y a ce fait : un spéculateur d'Angoulême fabrique depuis plusieurs années des métis de lièvre et de lapin, trois quarts lièvre, un quart lapin, lesquels se reproduisent indéfiniment, quoique le lièvre et le lapin soient des genres tout à fait différents, bien plus que le loup et le

ANNÉKS |X(iMS(i(i -,i:.

iviiîii'il, le (licvjil cl l'une. — Hief les idées acliielies viennent de tout ini ensemble de recherches de physiologie et de zoologie que les rélulalions du livre n<i nie sendtieiil pniiil Idiicjier.

Je n'ai pas besoin de demander pardon de ces objections; je sais (pie M. Guizot et toi vous êtes franchement et foncièrement libéraux, et (jue vous admettez 1,1 rontradiclion.

A M. GABmi:i, MONOI)'

Toulouse, ôO août 18(i4 Votre lettre, Monsieur, m'a suivi dans ma tournée d'examinateur; je ne l'ai reçue qu'hier, et voilà pourquoi j'y réponds un peu tard.

La confiance que vous me témoignez m'honore beaucoup, et je n'en suis que plus embarrassé pour vous répondre. Je n'ai point l'honneur de connaître voire famille, je ne sais rien de votre situation et de voire caractère, (le sont là des données de premier ordre dans une délibération. — En dehors de la question de science et d'éducation, il y a la question de fortune et d'avenir. Le chemin de traverse que vous voulez prendre est beaucoup plus difficile; probablement à votre retour

1. M. Monod, Gal)iicI-Jac([ues-Joaii, membre de l'IiistiluL, né en 18ii, entré à l'École normale en 1802, terminait alors sa seconde anni'e d'Kcole.

510 C.Dl'JlKSI'OMiANCK

VOUS serez dans l'Univcrsilé un homme suspect; un historien ne peut vivre de sa plume, l'iesque toujours il faut faire de la science et de la littérature son luxe et tirer sa subsistance dailleurs.

Je prends donc votre question tout à fait abstraitement, il s'agit simplement de savoir si, étant donné un homme iiil('llii;cnl, instruit, muni de la meilleure éducation française, cet homme fera bien daller achever son éducation en Allemagne. Je réjtonds oui. sans hésiter.

La plupart des grandes études historiques ont aujourd'hui leur centre et leur source en Allemagne. Cela cet incontestable pour les études sanscrites et persanes, pour l'exégèse biblique tout entière, pour toute l'histoire et la philologie grecque et latine. Lorsqu'on arrive à l'histoire moderne, cela est moins vrai. Chaque nation, l'Angleterre, la France, a ses historiens originaux, et néanmoins, même dans ces provinces étrangères, dans l'histoire de l'Italie, de la Provence, de l'Espagne, les Allemands font autant que les nationaux.

Leur supériorité historique a deux causes. En premier lieu, ils sont philologues, ils vont aux textes mêmes, ils lisent les manuscrits et les documents inédits, ils viennent à Paris, à Oxford, à Dublin, étudier les variantes. Leurs études sont de première main. Le défaut de l'éducation universitaire est de donner la science de seconde main, par des manuels, des résumés, des cours, des éditions toutes faites. Avant tout, un écrivain, un historien doit se mettre face à face et sans intermé-

A.NM'ES l.S(ii-l,Sti(i r.l7

diaire avec les moiminents et les docuinenls, tels qu'ils sont, frustes et mutilés, avant toute rectification et restauration.

En second lieu, ils sont philosophes. — Presque tous ont suivi à l'UniversiU';, ou suivent pendantleurs études, un ou deux cours de i)hil()sophie, ce qui leur donne l'habitude de généraliser, de voir les objets par masses. De là, leui's idées sur Tensejuble cl le développement d'une civilisation entière; et vous savez que dans les époques éloignées et sans chronologie, comme l'antiquité hébraïque et hindoue, c'est par ces considérations qu'on parvient à classer et à dater les documents.

Au retour, la France vous donnera quelque chose qui manque à l'Allemagne; voyez des artistes, des peinires, des voyageuis, des gens du monde, surtout des romanciers, des observateurs comme Flaubert et Sainte-Heuve. Ceu.\-là seuls, et bien mieux (pie (icrvinus ou Fœssen. vous enseigneront à connaître l'individu, le pcrsctniiagc réel et vivant, et à le mettre en mouvement.

Voilà, Monsieur, quelle est, à mon avis, la meilleuie culture historique. C'est une entreprise noble, périlleuse, que de faire elfort pour l'acquérir. Un de vos camarades, M. Bréal',vienl d'y réussir. Il vous renseignera beaucoup mieux (|ue moi sur loutcs ces matières. Quoi qu'il en soit, la responsabilité tout entière doit porter sur vous qui seul connaissez vos forces, vos ressources, vos difficultés et le reste.

1. M. Bréal, Micliel-Jules-AHrctl. liieiiiluc de l liislitul. né cil IKVi. (MiliV' ;"i l'Kcali- Monnaie ou 1.S.")'2.

318 Cor.lŒSl'ONDANCE

Recevez seulement ici le témoignage de ma vive sympathie et mes meilleurs souhaits d'avenir.

A EDOUARD DE SUCKAU

[Paris, 8 juin 180.") Mon vieil Edouard, il y a six mois que toutes les semaines je veux te gronder de ta paresse. C'est Paris qui est ahsorbant, la tranquille vie d'Aix devrait te donner le loisir de m'écrire. — Enfin, faute d"en trouver le temps, j'allais t'envoyer l'avertissement suivant, en manière de dédicace, sur mon petit livre intitulé : Pliilcsophie de l'art', que Germer Baillière va publier: .4 mon ami Edouard de Sucl.au, auteur d'une étude sur Sehopenhauer.

Sérieusement tu as grand tort de ne pas achever ce petit livre, cela t'aurait valu un billet de mille francs tant d'une Revue que de Germer Raillière. Le sujet est intéressant et actuel. — Tu as fait comme ce gredin de Ponsot qui devait éci'ire un petit livre sur Uamilton. 11 ne l'a pas fait, il s'est perdu en leçons; et voici que Stuart Mill vient justement de publier un volume critique sur Hamilton -, admirable pour la pénétration, la justesse, l'abondance et la liaison des idées. Il y a toute une philosophie nouvelle qui pousse en Angleterre,

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