‹ Sables ferrugineux magnétiques de Natashkwan, comté de Saguenay, province de Québec [microforme]Chapitre 11 sur 34 · TABLEAU II · texte numérisé non relu

TABLEAU II

Liste des noms et adresses des personnes ayant obtenu de la Couronne des concessions minières dans les cantons de Natashkwan, Duval, Kegashka et Muskwaro, comté de Saguenay, Québec.

Henry Thomas.....................:...: Montréal.

A. Laflamme..........................:. :

Th. Labait.. severe Jean Langlois..............:.....--...... Québec. Abraham Joseph...................-...:.

Cirice Tetu.............................

Pierre Garneau..................:::..:::

Elzéar Figet...........................:. Québec. J. H. R. Burrough......................... .

G: H: Earue... 5... seins Robert Archer...........:......:.:....::

Comme des concessions ont été obtenues il y a de nombreuses années et qu’il est bien connu que les transports se font souvent sans enregistrement, il y aurait quelques difficultés à établir les titres bien clairs de plusieurs de ces propriétés.

“Quoique les titres originaires soient enregistrés à Québec et établis sent bien la propriété, ils doivent avoir été suivis d'enregistrement at bureau du comté à Tadoussac pour les transports qui les ont suivis. Pou

donner un exemple, nous dirons: “A” obtient un titre originaire de couronne sur le lot N° 1,000 de Natashkwan; il vend ce lot à “BB” ei négligeant de l'enregistrer à Tadoussac: plus tard, ‘‘B” désirant vendr: à “C”, ce dernier fait les recherches et trouve que le seul enregistremen est celui de Québec, il peut alors enregistrer le transport de propriété d “B” à “C”’ à Tadoussac et son titre est bon sans que “A puisse interveni d’aucune façon. Dans le même temps “A7 a vendu le même lot à “D' qui a fait enregistrer la vente à Tadoussac avant que “C’”’ ne l'ait fait; L titre de “D” a donc la priorité et “B” a seulement un recours contre “A sans que le titre de “D”? soit affecté. Tandis que la loi civile de Québe oblige à l'enregistrement des transports, le défaut de cette obligatio n’entraîne pas l’’invalidation du titre, mais cette formalité assure let validité contre des opérations subséquentes.'

Description générale de la rivière du Grand Natashkwan et d ses Dépôts de Sable Ferrugineux-Magnétique.

La rivière du grand Natashkwan tombe dans le fleuve Saint-Laure sur la côte nord à peu près en face de l'extrémité est de l’île d’Anticos soit environ 530 milles au nord-est de la ville de Québec. L’embouchur de la rivière qui se trouve entre des terrains bas, sableux, a un peu pli d’un mille de large et est presque bouchée par une île sableuse avec 1 passage étroit de chaqu? coté. A l'entrée de chacun de ces passages d bancs de sable se sont formés et sont habituellement couverts par 1 vagues de la mer. Ils ne sont d’ailleurs utisables que pour l’entrée petites goélettes, de bateaux de pêche et d'autres petits bâtiments.

() Théo. Denis, Surintendant des Mines, Québec.

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L'entrée de la rivière en dedans de cette île est remplie de bancs de sables dont quelques-uns sont absolument à sec à mer basse, et la rivière n’est naviguable que pour de petits bateaux et seulement jusqu’à la première chute située a douze milles dans l’intérieur. Sur la rive nord de la rivière il y a quelques maisons de pêcheurs et un petit poste de la compesie de !1 Baie d'Hudson.

Le lembouchws de la rivière en allant au nord-est, la grève, s’étend sur 1e distance de 4 milles et aboutit à l’embouchure de la rivière du Petit Nstashkwan, in très petit cours d’eau qui ne permet l’entrée des batesu: pêcheurs a 1’aux hautes eaux. Le village de Natashkwan situé sur le cote suu €: la rivière du petit Natashkwan a une population d’environ 300 pêcheurs Canadiens-français, il y a là une église catholique, un bureau de poste, une école et une station de télégraphe du gouvernement canadien.

Le havre de Natashkwan! est fermé à l’est et à l’ouest par une série d'îles rocheuses de granit laurentien en dehors de l’entrée de la petite rivière de Natashkwan, il est borné au nord par la terre ferme composée également de granit. L’entrée du port est fermée par une masse rocheuse de chaque coté de laquelle il y a un chenal de 180 verges de large, celui à l’ouest aÿant une profondeur de 3 brasses et celui de l’est, de 5 brasses; ce dernier est utilisé exclusivement par les gros bateaux. La place de mouillage dans l’intérieur du havre a un diamètre de 14 de mille et une profondeur de 3 à 5 brasses avec un fond de sable et de vase.

Pendant l'été 1911, le gouvernement a fait construire un quai sur le coté est du havre. Il a 30 pieds de large et une longueur de 40 pieds normalement à la côte offrant une profondeur de 14 pieds à son extrémité à basse marée. Sur le coté est de l’entrée du havre, existe une lumière blanche fixe ayant une portée de 11 milles. |

Au sud est de l’embouchure du grand Natashkwan il s’est formé une longue pointe sableuse ou péninsule entre la rivière et la mer; sur le coté de la rivière elle est bien boisée jusqu’au niveau de l’eau à partir d’un mille de l'embouchure et le coté faisant face à la mer présente une large grève sableuse qui s'étend vers l’est sur une distance de 14 milles. En arrière de la grève et sur une distance de 4 milles depuis l'embouchure, il y a une grande étendue de dunes couvertes d’herbe qui s'étend jusqu’à un bois épais de cyprès, d’épinette et de sapin, la largeur de ces dunes ne dépassant pas 500 pieds.

C’est là qu’on trouve le sable noir en poche, ou en lits plus ou moins irréguliers sur les grèves et dans les dunes; ils se continuent sur 6 à 8 milles à l’est le long de la côte quoiqu’apparemment la partie la plus riche se trouve entre l'embouchure de la rivière et le Mont Joli, une petite colline qui forme la limite est de la zône des dunes.

Du coté de la rivière on ne trouve pas de sable noir sur la rive nord sauf quelques petites étendues sans valeur tout près de l'embouchure. Sur la rive sud on voit plus de sable noir sous forme de couches intermittentes dans les parties basses et on en voit de petites quantités dans les hautes collines de sable qui s'étendent à une distance d’un demi-mille dans l’inté- Ms Au delà de ces distances, la rive sud s’abaisse jusque près du niveau

e l’eau.

La rive nord sur une distance de 6 à 8 milles est accidentée et sableuse, recouverte d’une épaisse poussée de cyprès, d’épinette, de sapin, de tremble et de bouleau. De la tourbe dans un état plus ou moins avancé recouvre le sable sur des épaisseurs de 4 à 6 pieds d’une façon intermittente et çà

{1} St. Lawrence Pilot, Seventh edition, 1906. 18802—2}

et là la rive est tachée par de l’ochre jaune provenant des marais supérieurs Quelques pêcheurs se sont servis de cette ochre pour peindre leurs maison: et on a pensé qu’il pouvait y en avoir de grandes quantités, cependant tout ce que nous avons pu en voir est une couche peu épaisse recouvran les sables et les cailloux au pied des falaises sous forme d’un enduit ayan quelquefois un pouce et demi d'épaisseur, et il faudrait 1u moins une demi journée de travail à un homme pour en recueillir la quantité d’un gallon

A quatre milles de l'embouchure on voit une argile fine et de couleu

, au-dessous du sable et longeant légèrement vers l'embouchure d a rivière, elle se continue d’ailleurs des deux côtés sur une distance de . milles jusqu’au granit laurentien. En rencontrant le granit la rivièr tourne au nord avec un courant plus rapide entre des îles rocheuses. O! remarque là trois ou quatre grandes îles bien boisées mais de petits arbres À la tête de la dernière île, la ligne de télégraphe du gouvernement travers la rivière et à un quart de mille plus haut, on rencontre les premières chute: Ces chutes ont une différence de niveau de dix à uinze pieds et sont div: sées en deux chutes séparées par une petite île rocheuse. C'est à ce poin que se trouve un club de pêche américain qui y a établi sur la rive sud un installation permanente ou durant la saison de pêche se prennent u grand nombre de saumons.

Les seconde et :"oisième chutes sont situées à une petite distance € haut de la première et sont plus importantes qu’elle quant à leur possi bilité comme source de pouvoir, leurs hauteurs étant respectivement € 18-38 et 45-0 pieds avec une distance moyenne de 15 milles de l’en bouchure de la rivière. Nous n’avons pas visité ces chutes et nous do: nons ces informations d’après M. A. O. Beauchemin, ingénieur de la Cor mission de Conservation Canadienne.

En haut de la première chute, on trouve du sable noir des deux côt de la rivière aux points où la conformation de la grève a permis son acc mulation. On a fait des sondages à 10 ou 15 pieds du niveau de l’eau un mille et demi en haut des chutes mais on n’y a pas trouvé de sable nc sur les douze pieds creusés, alors qu’on a atteint la roche. Un échantill pris au bord de l’eau contenait un et demi pour cent de matière magn tique. :

La marée ne remonte jamais plus haut que la première chute, de faç que le sable noir qu’on y trouve doit provenir de dépôts ferrugineux pl haut sur la rivière. Ce fait est si évident, même pour un observateur or naire qu’il serait inutile de le mentionner si ça n’était pour contredire théorie de l’origine de sable noir provenant de la désintégration de rock le long de la côte par les vagues et les marées.

On a fait des sondages de 14 pieds de profondeur sur la rive sud à 5 9 milles de l'embouchure et on n’a pas trouvé audelà de un et demi po cent de matière magnétique. Il paraîtrait donc que le sable de la rive s près de l’eau contient du sable noir à peu près dans les mêmes proportic que lorsqu'il a été transporté originairement de l’intérieur. On ne co tate aucune concentration des sables noirs jusqu’à ce qu’ils atteignent mer et sont projetés sur les grèves par les orages et les marées.

La rivière avec son courant rapide et son fond de roches transpo facilement le sable jusqu’à un point à deux milles plus bas que la premi chute à l'extrémité des îles. Là le courant diminue considérablem par l’élargissement de la rivière à 3 de mille environ et de ce point jusq l'embouchure, le sable est déposé en bancs épais. Ces bancs sont co tamment déplacés par le courant de la rivière, les grandes marées ct gros vents qui balayent les sables secs et les plus légers de la surface et

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transportent à des grandes distances. Deux fois par 24 heures la marée se rencontre avec le courant de la rivière et provoque ainsi le dépôt du sable en suspension dans l’eau. Lorsque la marée descend, le courant de la rivière augmente et une grande quantité de sable est entraînée vers l’embouchure. Cette série de mouvements se reproduisant périodiquement occasionne le transport du sable en dehors de la rivière et sur les bancs à son embouchure.

Il y a donc ainsi quatre facteurs qui contribuent au mouvement du sable parmi lesquels au moins un est constamment en opération.

(1) Le courant normal de la rivière a toujours une tendance à transporter tranquillement le sable vers l'embouchure.

(2) La marée montante qui renverse le courant sur une distance ds 12 milles depuis l'embouchure, provoque le dépôt du sable en suspension dans la rivière et en entraîne aussi une bonne quantité dans le haut de la rivière.

(3) Les vents dans un sens ou dans l’autre balayent les sables à la surface des banes à marée basse.

(4) La marée descendante et le courant de la rivière entraînent le sable vers l'embouchure et même en dehors de la rivière.

Nous devons mentionner que le lit de la rivière sur une distance de 8 à 10 milles depuis l'embouchure est entièrement composé de sable, mais nous sommes incapables de dire l’épaisseur et la proportion du sable noir qui y est contenu n’ayant pas eu à notre disposition les outils de sondage nécessaires pour travailler dans un terrain humide.

De minces et irrégulières bandes de sable noir sont constamment

. formées sur le bord des banes et détruites par les marées successives. Il est

probable que la plus grande partie du sable ferrugineux a été entraîné à la mer, mais il est aussi très possible que de grandes quantités aient filtré au travers du sable plus léger et se soient accumulées dans le fond du lit de la

. sables accompagnés de la partie magnétique ayant été entraînés h : a rivière, sont progressivement transportés vers l’est et déposés sui les grèves par les marées et les tempêtes de sud-ouest fréquentes dans cette région. C’est là que les procédés de concentration naturels de sables sont les mieux indiqués. L'action des vagues jette le sable sur les grèves et ces vagues en se retirant entraînent les parties légères en abandonnant le sable noir plus pesant. Il est ainsi déposé en lits minces parallèles aux rivages, les vagues successives apportant de nouveaux matériaux et séparant constamment les parties légères des parties lourdes. Chaque marée amène le sable un peu plus loin sur la grève ce qui fait qu’un lit de sable noir formé aujourd’hui au bord de l’eau, sera dans quelque temps à une petite d ce dans l'intérieur. La rapidité avec laquelle les pointes de sables se développent des deux côtés de la rivière est bien indiquée par les pho- ‘ographies qui accompagnent ce rapport. Les parties plates et basses ont ité déposées durant ces dix dernières années et comme en mesurant cette zône sur la rive sud nous avons trouvé 2,300 pieds; nous en coneluons qu’elle s'est développée à raison de 230 pieds par année. On doit d’ailleurs remarquer que les pointes augmentent plus rapidement que les grèves proprement dites car elles sont en meilleure situation pour recevoir la masse du sable,

Après que le sable a été projeté sur les grèves par les vagues et les marées, le vent joue un rôle important dans sa distribution et sa concentration; à mesure que les lits supérieurs s’assèchent, les parties les plus légères en sont entraînées par le vent plus rapidement que le sable noir qui l’est aussi d’ailleurs mais moins rapidement. Cette action du vent provoque le mouvement du sable vers l’intérieur et forme ainsi des dunes et

de longues ondulations parallèles aux rivages. Le fait que les arties le plus légères sont entrainées par le vent ferait supposer que les dunes son relativement plus pauvres en matière magnétite a mesure qu’elles s’éloi gnent de la mer, cependant, l'expérience ne confirme pas absolument cett supposition, quoique les sondages sur les côtés de la rivière et de la péninsul n'aient pas montré une aussi grande quantité de sable noir que ceux dans | voisinage de la mer.

Quoiqu’on n’ait pas pu étudier définitivement les conditions exacte de la distribution du sable noir dans les directions verticales et horizontales nous croyons intéressant de discuter le dépôt de ces sables au traver de la péninsule et d’en tirer une théorie admissible.

Quoiqu’on n’ait pas pu étudier définitivement les conditions exacte de la distribution du sable noir dans des directions verticales et horizon tales, nous croyons intéressant de discuter le dépôt de ces sables au traver de la péninsule et d’en donner une théorie admissible.

Il est évident que la péninsule s’est développée et se développe encor en largeur du sud au nord, et étant admis que les sables de la rivière on toujours contenu des grains magnétiques, les lits de sable noir ont dûs déposer sur les grèves de l’étroite péninsule à son origine de la même faço qu’ils se déposent maintenant À mesure que la péninsule s’élargissai les lits de sable noir étaient recouverts par des nouveaux matériau dont la partie sèche était graduellement entrainée par les vents dominar du sud-ouest et accumulée en dunes vers les bords de la rivière. Le ver déplaçait aussi les couches de sable noir vers la rivière même, en augmier tant la surface mais en diminuant l'épaisseur de ces lits Lorsque les dune se recouvrirent de végétations elles se trouvèrent ainsi protégées conti l'érosion due au vent et aux tempêtes, tout en étant assez poreuses pot laisser filtrer l’eau.

À un mille et demie de l'extrémité ouest de la péninsule, une poussé épaisse de bois s'étend du bord de la rivière jusqu’à quelques centaine de pieds de la mer en se continuant vers l’est sur quatre ou cinq mille Cette zône maintenant couverte de forêts a été sans aucun doute, durar sa formation, identique aux dunes sans végétations plus à l’est, mais mesure de la croissance de la forêt il se développa une barrière empêchai l'entraînement des sables par le vent; le développement de cette fort empêcha aussi l’écoulement aussi rapide des eaux de la surface qui form rent alors de nombreux petits ruisseaux qui nivelèrent peu à peu les dun. originaires.

Dans ce procédé graduel d’érosion et de nivellement des dunes, ll bandes originaires de sable noir perdirent leur structure zônée et les mat riaux ferrugineux furent dispersés dans toutes les directions, une gran partie retournant à la rivière et à la mer. Cette action se continue enco actuellement et beaucoup de ces petits ruisseaux contiennent une quanti appré able de sable noir dans leurs lits et sur leurs bords. Les gross pluies et les crues d’eau du printemps ainsi que la neige fondante pénètre la sable avant de rejoindre le niveau de la rivière ou de la mer, ce q provoque une concentration progressive en profondeur des parties ferr gineuses et plus lourdes. Nous donnons ci-après une section théoriq! de la péninsule indiquant les conditions ci-dessus.

Les bandes ou lits de concentré naturel varient considérablement épaisseur depuis une fraction de pouce jusqu’à un pied ou plus; leurs lo gueurs et largeurs sont aussi variables, la longueur allant de 10 à 50 pie et la largeur de 1 à 10 pieds. Il n’y a donc pas de continuité de ces li qui se trouvent plutôt disséminés et en positions variables dans les dun avec une légère inclination vers la mer.

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Il est donc évident que toute coupe faite à angle droit avec la mer rencontrera un nombre maximum ou minimum de couches de sable noir et contiendra dans son ensemble beaucoup au-dessus ou au-dessous de la moyenne réelle, ce qui rend très difficile un échantillonnage et un cubage exacts de ces sables. Nous avons d’abord eu l'intention de délimiter deux étendues de cinquante chaînes de large parallèlement à la mer et 100 chaînes vers l’intérieur, de subdiviser chacune en bloc de deux chaînes carrées et d’échantillonner en faisant des sondages au coin de chaque bloc, mais une reconnaissance préalable nous a montré que tandis qu’on pourrait faire des sondages assez profonds dans les dunes couvertes d’herbe, on ne pourrait les descendre de plus de 7 pieds dans les parties basses à cause des conditions humides du terrain. Comme ces sondages peu profonds ne pénètrent pas beaucoup au-dessous du sol, les échantillons contiennent trop de sable noir et il ne serait pas juste de se servir de ces échantillons’ pour faire un calcul du sable noir contenu dans les dunes boisées.

La seule alternative était donc d'étudier séparément les dunes couvertes d’herbe se trouvant entre le bois et le bord de la falaise. On a fait cette étude en tirant une ligne passant vers le centre de la zône des dunes et parallèle à la mer et en tirant des lignes normales à droite et à gauche jusqu'à la grève et jusqu’au bois, tous les 250 pieds.

On a fait trois sondages sur chacune de ces lignes en travers, une à chaque extrémité et une à l'intersection avec une ligne de base. Les trous étaient faits avec une tarière ordinaire à sable de 7” attachée à un tuyau en fer de 34”. Ces tuyaux ou tiges de sondages avaient 314 et 7 pieds de long et on employait la méthode suivante pour faire le travail.

On commençait par faire un trou peu profond dans le sol avec une pelle ronde et on descendait la tarière avec un trou de 314 pieds de long, à la partie supérieure duquel on avait ajusté un autre tuyau dans lequel on plaçait un manche en bois pour permettre à l’ouvrier de faire tourner la tarière. Après être descendu les 314 pieds, le tuyau était enlevé et on y substituait un autre de 7 pieds; on continuait l'opération en se servant re sa de tuyaux courts et longs et on atteignait ainsi le niveau de l’eau.

Les carottes de sable étaient enlevées par sections de 8’’ à 12”, chaque 314 pieds étant entassés près du trou. Lorsque le sondage était terminé, chaque tas de sable provenant d’une profondeur de 314 pieds était échantillonné, et l'échantillon accumulé était mis en sac avec une étiquette indiquant le numéro du trou, sa situation et sa profondeur. Nous n'avons pas eu de difficulté à sonder jusqu’au niveau de l’eau et en ayant soin de maintenir le trou vertical, les côtés n’éboulaient pas dans le trou; cette opération demande d’ailleurs une certaine pratique car il n’est pas facile de retirer une carotte de dix pouces de sable d’une profondeur de 5 pieds sans que cette carotte sorte de la tarière. Lorsque le niveau d’eau est atteint on ne peut plus se servir de cet outil car le sable mou et humide ne resterait pas dans la tarière et empêcherait ainsi tout travail rapide.

Dans la zône des dunes il a été pratiqué 158 trous variant en profondeur de 6 à 22 pieds avec une moyenne de 16:3 pieds. Une seconde série de 13 trous a été faite en travers de la péninsule de la mer à la rivière, mais comme ces trous sont dans des terrains marécageux, leur profondeur n’a pas dépassé 5 pieds. Une troisième série a été faite dans une zône boisée plus élevée parallèle au bord de la rivière, ces trous ayant une profondeur moyenne de 17 pieds. Des échantillons de ces derniers sondages contenaient plus de sable noir que ceux au travers de la péninsule mais moins que ceux de la zône des dunes.

En comprenant les trois échantillons a à quelque distance dans le haut de la rivière, le nombre total des échantillons a été de 189, pesant ensemble un peu plus de 8 tonnes net. Ces échantillons furent expédiés à Ottawa pour être analysés et soumis à des essais de concentraticn magnétique.

Echantillonage et Essais de Séparation Magnétique à Ottawa (1)

Ainsi que nous l’avons dit plus haut tous les échantillons représentant environ 8 tonnes de sable furent expédiés à Ottawa pour être de nouveau échantillonnés puis analysés et soumis à des essais de séparation magnétique. Ce travail a été fait au laboratoire de ‘Préparation mécanique des minérais et de Métallurgie”’ de la Division des Mines à Ottawa.

Chaque sac de sable a été d’abord séché et échantillonné au moyen d’un appareil du système Jones de façon à obtenir un petit échantillon de 100 grammes pour des essais subséquents de séparation magnétique à la main. Le sable de chaque sac a été alors pesé et mesuré de façon à obtenir son poids par pied cube, après quoi il a été de nouveau mis en sac en attendant l'essai principal avec les séparateurs magnétiques Grondal.

Dans tout le travail les échantillons ont été pris au moyen de l’appareil qu’on suppose donner de meilleurs résultats que la méthode habituelle de division par quartiers. Cette dernière méthode n’aurait pas donné d’aussi bons résultats vu la forte tendance du sable noir à se réunir dans les parties basses.

Les échantillons de 100 gr. pris au début et représentant chacun un des sacs de sable, furent traités pour obtenir le concentré magnétique par le simple moyen d’un aimant en fer à cheval ordinaire et d’un fourreau en laiton (tel qu’indiqué dans la figure ci-jointe). Ces essais furent faits sous l’eau de la façon suivante.

L'échantillon était placé dans une assiette de 6 pouces et recouverte d’eau en ayant soin que toutes les parties fussent submergées. On y portait alors l’aimant placé dans sa boîte, sur lar:uelle venait se coller une petite portion de la partie magnétique qu’on transportait sur une autre assiette en enlevant l’aimant de sa boîte. Cette opération était répétée jusqu’à ce que le sable ne montra plus de partie magnétique. Le concentré obtenu était traité de la même façon que le premier échantillon et on recommençait cette opération trois et même quatre fois jusqu’à ce que le concentré parût être bien débarrassé de toute gangue minérale.

Nous donnons ci-après les tables montrant les poids par pied cube du sable noir, la proportion de concentré et la profondeur des trous Nous avons employé ces chiffres dans le calcul du tonnage et nous les donnons cependant ainsi car ils appartiennent bien au chapitre d’échantillonnage et de séparation.

(1) Toutes les analyses chimiques ont été faites au Laboratoire de la Division des Mines par H. A. Leverin, I. Ch. F

Magnet and cup scabbard for making magnetic separation tests by hand.

Fic. 3. Aimant et fourneau pour faire les essais de séparation magnétique à la main.

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