‹ Sacré-Cœur de WinnipegChapitre 2 sur 3 · MISSIONS · texte numérisé non relu

MISSIONS

titut des Oblats de MaR3E Immaculée, et, dans sa Lettre. apostolique, il disait :,

— « Nous espérons que les mernbres da cette sainte Karnills, reconnaissant pour leur Patronne la Mère de Dieu, la Vierge Immeculée, s’appliqueront, selon la mesure de leurs forces, à ramener, dans le sein de la miséricorde de MARIE, les hommes qne JÉsus- Christ, du haut de la Croix, voulut Lui donner pour enfants. »

IL y à 85 ans que les Oblats quittaient leur patrie bienaimée, pour venir, au Canada, éclairer et sauver des âmes faites à l’image de Dev.

Ils abandonnaient des cœurs dont l'amitié leur avait été constante et sincère ; ils s’éloignaient d’un père et dune mère: dont ils chérissaient, l'affection ; ils s’arrachaient aux ermabresspments de tous ceux dont ils étaient aimés et qui.se désolaient à la seuls idée de leur départ. Ils prenaient le chemin de terres lointaines, et ils partaient, ayec confiance, pour venir porter la lumière de l'Évangile à des âmes qu'ils ne connaissaient pas mais qu'ils alaient, tendrezment, dans le. Christ. Ils n'avaient ni er, ni argent, ni protection, ni force matérielle ; mais. ils ayaieat une croix.et un, bréviaire — l'image de Jésus Christ mourant pour les hommes et le Livre qui éclaire, soutient et console...

Quelle vis admirable ont mshée.ces premisre. Missignnaires d# l'Ouest canadien.! C’est à pied qu'ils ont parcouru pos vastes prairies et franchi.les passes de: nos monr, tagnes ; d’est.en canats d’écorce qu’ils ont; traversé nos. grands lacs; c’est à la belle étoile où dans les huttes sordides: des-sanvages qu'ils ont pris leur repos, après leues . journées d'un pénible travail En proie à, toutas les: mjsères, manquant bien souvent d’un. morceau du pain, seny civilisation, ils erraient, par des chemins diffiséles, chaochant quelques.brebis égarées —- qu'ils étaient venus, dni.si lola, ramener au berçail,

Apftres. de la lumière, et: dela vérité, il, leun fallait : gagner, à:des idées nouvelles, les intelligencesæt:.les ocœurs.: axeuglés. G'était le but: de leur généreusa entrannien, Hs: étaient. sans prestige aux yeux de cos hamrmés, ineapabies de comprendte l'héroïsme de ldur dévousment.; ils étaieat

ga” SYMPATRFE MARS:

étrangers aux mé&æurs, aux coutumes et au langage des peuples inconnus, parmi lesquels.ils venaient vivre et mourir. Léabnégation de leur existence, la pureté de leur vie ét de leur doctrine, l’ammour infini qu'ils portaient, dats leur cœur, pour ces âmes à sauver et qu'ils témoignaient par des actes, dans toutes les tirconstances, étaient les seules garanties humaines de leur gigantesque entreprise. Mais, au-dessus de tout cela, fl y avait Dieu, qui protège ke Missionnalire, qui parle par sa bouche et agit par son action, DIEU qui est la vole, la vérité et la vie et qui ne peut petméttre que l'erreur et le mensonge triomphent de la charité de ses apôtres.

Quand, après des souffrances et des efforts inouïs, ils avaient arrathé quelques âmes au démon, iis se croyaient pleinement payés de tous leurs sacrifices ; et, au milieu de leurs nouvenux convertis, ils vivaient heureux, non du bonheur que donne le monde, mais de la félicité dont Diët inonde le cœur de ceux qui ont tout quitté pour sa gloire. Tis croyäient, en effet, à la promesse solennelle faite par Jésus-Christ : — Celui qui aura tout quitté pour Moi retecra ts centuple, en ce monde, et, dans l’autre, la vie éternelle. Et Jésus, notre Sauveur et notre Dreu, ne peut ni se tromper ni nous tromper. ‘

Cette: parole s’est accomplie pour nos premiers Missionnaires Oblats. Sans doute, ils n’ont pas reçu les biens du'corps, mais ils ent reçu ce qui vaut cent fois mieux, — Îls ont régu'les biens de l'âme, les vertus qui élèvent au-dessus de ce monde et rendent heureux, en donnant les assurances, les gäges et es prémices de la vie éternelle, Ds 'pouvaleñt dire, oomme Saint Pari o — - de surabonde de fote dans mes tribulations... ‘

Nous d'avons pas-oublié la dette de roconndissance que notif devons à ceux qui, daris cette Égliss de l'Ouest, ont planté, à ceux qui ont arrosé, À veux qui ont taillé et fait ghæidir l’arbrs à l'ombre duquel nous sommes ‘venus nous asseoir. Nous n'oublions par, non plus, là tecoxnaissance que nous. .devoris-à ceux qui teur ont suceédé'et .aui ont trouvé; iels leur:bonheur à s'occuper de telnt des -autres. - Nous ièvons'lu rvle de:sncrifices qu'ils ont été obligés de:

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