‹ Sahara algérienChapitre 83 sur 119 · Adoukrouz E · texte numérisé non relu

Adoukrouz E

Outtd Tarit H. Adoukrouz

Yig. .TO. — Au nord de. l'Adr'ar Ahnet. — 1/600000. Éodévonicn : 6, grès; 5, argiles; 4, gros. — Silurien : 3, schistes cristallins; 2, quarte; 1. phyllades.

(Bull. Soe. >jéol. fr., *• »*ri<\ L VII, p. «Il, «g 3.)

schisteuse. A Foum Lacbet, on a trouvé en 1905 des calcaires bleus et blancs avec schistes, phyllades et quartz; on observe des ripplemarks. L'affleurement des couches dessine un dôme anticlinal orienté N.-O.-S.-E., fermé vers le sud.

L'énorme masse de l'Adr'ar Ahnet dans sa partie nord-orientale, qui a été directement observée, est constituée par des assises très puissantes de grès et de quartzites. Ces grès roses clairs sont très énergiquement plissés, injectés de filons de quartz, comme d'ailleurs toutes les formations siluriennes, tandis que les filons de quartz font tout à fait défaut dans le Dévonicn de la région. Dans les grès de l'Adr'ar Ahnet les ripple-marks abondent. Le long de l'O. Tedjoudjoult on chemine plusieurs kilomètres dans cette formation sans en sortir, dans une direction pourtant a peu près perpendiculaire à l'axe de l'affleurement. Dans le lit de l'oued il est vrai, on rencontre quelques cailloux roulés cristallins. Toute la formation est affectée de plissements N.-O.-S.-E.

Les affleurements d'Adoukrouz, H. Macin, Foum Lacbet, Adr'ar Ahnet, simplement séparés les uns des autres par un placage d'alluvions anciennes ou récentes constituent un seul et môme affleurement

continu, où le Silurien est représenté, à l'est par des grès et des schistes, à l'ouest par descipolins et des schistes cristallins.

Que ces grès et ces phyllades soient siluriens, cela est démontré» en l'absence de fossiles, parles relations stratigraphiques des couches avec l'Eodévonien, qu'on voit, en particulier dans des garas avoisinant Foum Lacbet, reposer horizontal sur la tranche des plis arasés.

D'autre part, que les schistes cristallins (cipolins, etc.) soient du Silurien métamorphisé, cela ressort de leurs relations avec les grès et les phyllades, dont ils sont la continuation et avec lesquels ils s'enchevêtrent.

Pourtant le Silurien sédimentaire et le métamorphisé sont, partout où l'observation a été possible, séparés par des failles avec dénivellation consécutive; c'est le résultat, j'imagine, d'une différence de compacité et de massivité.

Le Silurien métamorphique constitue une pénéplaine recouverte d'un manteau troué d'alluvions, au-dessus de laquelle le Silurien sédimentaire se dresse en horsts abrupts, fraîchement disséqués par l'érosion.

Que s'il y a là une généralisation hâtive, du moins est-il certain que les phyllades à l'est d'Adoukrouz et les grès de l'Adr'ar Ahnet constituent des massifs montagneux déchiquetés de 100 à 300 mètres d'altitude relative au-dessus du socle de la pénéplaine.

L'Adjerazraz, qui a été vu de loin seulement, est un petit massif, très isolé et individualisé, qui a toutes les apparences d'un horst silurien plus petit que ses voisins, mais analogue 1 .

Sud et Nord d'Aït el Kha. — Les affleurements siluriens de Tadjemout et de l'Adr'ar Ahnet sont des promontoires avancés, jusqu'au cœur du Mouidir-Ahnet, de cette grande pénéplaine, en grande partie silurienne, qu'est le Tanezrouft. Un troisième promontoire, du même genre, ou, si l'on préfère, un golfe, pénètre sous le méridien d'Aït el Kha au moins jusqu'à la hauteur de Foum Zcggag.

Au sud d'Aït el Kha, le manteau alluvionnaire est crevé de longues rides de schistes cristallins, étirées N.-O.-S.-E., et qui représentent apparemment le Silurien métamorphique.

Au nord d'Aït el Kha, à la hauteur de Foum Zeggag, on rencontre un filon éruptif d'une roche granulitique.

L'Éodévonien. — Ce substratum silurien, et sans doute aussi, pour quelques parcelles, archéen et éruptif, qu'on peut étudier sur

1. Sur la mrtr pvolofrique, il a été ninr<|iie Dévonien par erreur.

T1DIKELT ET M0U1D1R-AHNET 293

de grandes étendues dans le sud du Mouidir-Ahnet est recouvert par des grès éodévoniens, de faciès très uniforme, et dont l'extension dépasse d'ailleurs de beaucoup les limites de la région étudiée.

L'Age de cette formation est déterminée par des fossiles provenant de nombreux gisements (Tikeidi, Taloak, Taguerguera, etc.). Tous ces gisements sont à la partie tout à fait supérieure de la formation. Les fossiles ont été étudiés par M. Haug 1 .

Spirifer cf. Hercynùe Gieb. Wilsonia Henrici Barr.

Spirifer nov. sp. Vterinxa fasciculata GoLDF.

Tropidoleptus rhenanus Frech. v. Edmondia.

Sahariana. Tentnculites aff. spiculu* Hall.

Pentamerus cf. vogelicus de Ver. llomalonotus cf. Herscheli Murch.

Ces fossiles sont caractéristiques « de l'étage coblentzien » .

M. Chudeau a établi comme suit la succession des couches éodévoniennes dans l'Açedjerad et l'Ahnet, numérotées de la base au sommet.

[ 4. Grès grossier et poudingue rougeâtre » 30 mètres.

2. Poudingues, arkoses et psammites en bancs bien lités 7. %\ (galets de 4 à 5 centimètres dans le poudingue). . . 40 — > 2 < 3. Grès formant muraille verticale d'un seul bloc. On y dis- 9 £ I tingue cependant sur la cassure fraîche des arkoses,

psammites, etc., le tout intimement lié 80

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