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La Géographie, 15 juillet

Bary affirme leur existence au lac Mihero, dans le Tassili des Azguers ! .

M. Besset a trouvé au Mouidir des sources chaudes (Idjeran 38*. Djoghraf 48°); et Erwin de Bary en a vu une de 37° dans l'oued Mihero. Cela suppose évidemment au Mouidir et au Tassili des failles plus accusées et des nappes d'eau plus profondes que dans l'Ahnet.

L'eau plus abondante au Mouidir permet quelques misérables cultures (oasis de Djoghraf par exemple).

La partie du Mouidir que nous avons vue, et que nous décrivons, n'est guère plus élevée que l'Ahnet, elle n'en participe pas moins, dans une certaine mesure, à la plus grande richesse en eau du Mouidir lato sensu. Les pâturages y sont étendus, vallée d'In Bel rein, de Taoulaoun, maader Arak. A Tahount Arak le colonel Laperrine en 1902 a vu de petits barbeaux qui avaient disparu en 1903 et qui évidemment avaient été apportés des hauts de l'oued par la crue.

Notons surtout qu'en 1903 à l'aïn Tadjemout, nous avons vu des traces de culture; ce fut certainement un point habité, encore qu'on ne vît pas le moindre vestige de construction. En temps normal, des tentes ou des gourbis y étaient dressés en permanence : de la source part l'amorce d'une séguia; sur une vingtaine de mètres court, ou plutôt stagne un petit canal d'irrigation, soigneusement complanté de joncs qui le recouvrent en dôme, et le protègent contre l'évaporation; c'est rudimentaire et misérable, mais c'est l'indice incontestable d'une intention agricole.

Aussi bien Motylinski a dressé par ouï-dire une liste des ar'rem (oasis) touaregs 1 et celui de Tadjemout y figure. En 1903 la présence en troupeaux d'ânes soi-disant sauvages â proximité de la source témoignait apparemment de l'exode récent des habitants.

La venue des Français a vidé le Mouidir de ses habitants, mais il a ses propriétaires, qui reprendront, si ce n'est déjà fait, le chemin de leurs anciens pâturages. Le Mouidir lato sensu est terrain de parcours des Kel Immidir, tribu Imr'ad du Hoggar. Mais le bas Mouidir occidental (les environs de Tadjemout, le maader Arak), en un mot la région qui nous occupe, appartient aux Islamaten, autre tribu Imr'ad du Hoggar a presque agrégée à celle des Kel Immidir, avec qui ils vivent ». Sur le Mouidir occidental (plus particulièrement, senible-t-il, le maader de Taoulaoun, l'oued In Belrem), les

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