‹ Saint Amand [microform]Chapitre 24 sur 136 · III. Titulus de obitu beati Amandi · texte numérisé non relu

III. Titulus de obitu beati Amandi

IV. Argumentum quo tempore beatus Christi confessor Amandus vel natus vel defunctus sit.

V. Sermo legendus in transitu sive depositione ter beati atque gloriosi pontincis Christi Amandi. Celebratur ipsa solemnitas depositionis praefati patris VIII idus februarii,

VI. Qualiter corpus beati Amandi in loco quo nunc requiescit fuerit translatum, et de dedicatione basilicae ac de ordinatione episcopatus ipsius. Celebratur septimo Kal. novembris.

VII. Sermo de elevatione corporis beati Amandi, quae facta est a Hlothario custode, anno ab incarnatione Domini octingentesimo nono, a transitu vero praedicti patris centesimo quinquagesimo, die vigesimo mensis septembris.

VIII. De igne caelesti in memoriam beati Amandi divina virtute mirabiliter accenso.

Annexe : Exemplar petitionis seu conjurationis sancti Amandi de corpore suo.

Nous ne nous arreterons pas ici a chacun des huit ou neuf numeros de cette compilation. Ainsi, nous avons deja traduit en par tie et nous commenterons plus tard (ch. V) la lettre du pape Martin a saint Amand (II). Le chapitre IX de cet ouvrage sera base surtout sur le testament du saint,

(i) SRM, t. V, p. 450-486. Voir aussi ibidem, p. 408-411. Seul le n V etait tout a fait inedit.

dont 1'authenticite, parfois contestee, devra etre etablie ; il nous a para preferable de ne pas separer en deux trongons, 1'un au debut, 1'autre a la fin du livre, 1'etude relative a cette piece celebre. Voila pour les anciens documents englobes dans 1'oeuvre de Miloii. On trouve ensuite dans la Stippletio des sermons (V, VI, VII) et le recit d'un miracle (VIII). Leurs elements historiques utilisables seront reunis au chapitre X, consacre au culte de saint Amand. II ne nous reste done a parler ici que des numeros I, III et IV de la Suppletio. Faisons d'abord connaitre leur auteur.

Aucunecrivain, eneffet, nes'est applique, autantque Milon, a glorifier le saint d'Elnone. Outre la Suppletio, il a voulu. celebrer en vers le patron de son eglise, et il 1'a fait en un long poeme en quatre livres. De cette ceuvre litteraire aussi il nous sera permis de faire abstraction dans 1'introduction actuelle, puisque, sauf les developpements et les exclamations, de mode chez un poete, Milon suit d'aussi pres que possible la VA 1 et ne lui ajoute que fort peu de details a retenir (i).

Milon fut non seulement I'homme le plus remarquable d'un monastere qui se distingua entre tous, au moyen age, dans 1'etude des belles-lettres, mais il se range, comme poete et philosophe, parmi les ecrivains les plus considerables de son temps (2). II doit etre ne entre 820 et 83o : lorsqu'il ecrit son poeme sur saint Amand, vers 85o (3), c'est encore un jeune homme (4), simple diacre (5). Sa mort se place vraisemblablement en 872 (6).

(1) Cfrlech. X, 2, qui complete 1'introduction pour le Carmen de S. Amanda.

(2) MOLINIER, Les sources de I'histoire de France, t. V, p. LXIV.

(3) KRUSCH, SRM, t. V, p. 407.

(4) CA, 1. I, v. 428-432 (Poetat, t. III. p. 672) ; I, 84 (ibidem, p. 571).

(5) Cfr le titre de la lettre envoyee a Haimin pour lui presenter la premiere edition (ibidem, p. 566).

(6) Necrologium Elnonense (X e s.) dans Archiv, i8g3, t. VIII, p. 439. Les Annales Elnonenses maiores donnent 871 (MGH, SS, t. V, p. 12).

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de dangers. Comme la lettre de saint Martin, il nous devoile ce caractere plein de zele, mais prompt a se decourager et a changer alors de terrain d'apostolat ; et il nous signale la resistance rencontree par 1'eveque de la part de pretres indignes. La VA 1 nous aide a comprendre le prestige de saint Amand aupres de Sigebert prestige dont nous temoigne le pape saint Martin lorsqu'elle nous raconte que le fils de Dagobert fut baptise par 1'apotre de la Belgique. Elle nous prepare a admettre cette intimite des relations que suppose toujours le meme saint Martin entre le souverain pontife et 1'eveque deTongres, le choix que le premier fit du second pour combattre le monothelisme en Austrasie et pour reunir les eveques de ce pays, enfin le culte special de cet apotre pour les saints Pierre et Paul, lorsqu'elle nous narre les voyages a Rome, 1'apparition de saint Pierre, 1'appel a porter 1'Evangile aux pai'ens, qu'Amand crut ententre sortir de la bouche du prince des apotres. Les changements frequents de cloitre pendant la premiere partie de sa vie ne sont pas pour etonner chez un moine merovingien. Ses rapports avec saint Sulpice et saint Austregisilus, a Bourges, avec Acharius, a Noyon- Tournai, pas plus que le role donne a Dadon et a Eloi, ou les mentions des rois Dagobert I, Sigebert III et Childeric II ne soulevent d'objection chronologique.

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