‹ Saint-Antoine de New Bedford, Mass. [microforme]Chapitre 2 sur 25 · NOTICE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE HISTORIQUE

es

NEW BEDFORD, Mass.

Au Lecteur

) 3 Pendant que la foi vacille ou s'éteint chez les À vieilles nations d'Europe, autref

{ catholiques du nord de l'Amérique.

La paroisse franco-américaine dont nous pu- Ÿ blions la notice historique, est un bel exemple de cette Conservation de la foi et de ses œuvres Parmi nous.

Saint-Antoine de New Bedford n'a qu'une bien courte existence: dix-sept années à peine. Déjà, grâce à la Puissance de son Patron titulaire, grâce aussi à la foi inébranlable de ses ouailles, cette paroisse, exclusivement française, à pris rang parmi les Plus belles et les plus florissantes de ce pays.

Nous offrons en hommage au curé de Saint- Antoine et à ses Paroissiens le récit L2s évèneà ments qui accompagnèrent la formation, ou qui Marquèrent le développement de cette cellule

religieuse franco-américaine. Ils y trouveront des souvenirs dont ils doivent être fiers, le compte-rendu de fêtes dont ils ont été les généreux organisateurs. Nous avons cru qu'il était bon d'en garder la mémoire et d’en proposer les œuvres comme modèles à tous ceux qui daigneront lire cette courte notice.

New Bedford

Cette ville est située au sud-est du Massa- 4 chusetts, au bord de la mer, à l'embouchure de { la rivière Acushnet. C'est un port de mer d’une importance considérable. Sa population était de 4 96,000 âmes lors du dernier recensement. Elle À s'élève aujourd’hui à plus de 105 000.

Bartholomew Gosnold y aborda en 1602. I1 y fut reçu cordialement Par un groupe d’Indiens, 1 fit avec eux la traite des pelleteries et retourna | en Angleterre, son navire chargé de fourrures. Vingt ans après l’arrivée du Mayflower, à Plymouth, la petite colonie puritaine décida de faire l'acquisition du térritoire où s'élève actuellement New Bedford. Elle n'y réussit que plus À tard, en 1653.

Wamsamquin, un chef indien, et son fils Wamsutta reçurent «trente verges de drap, <huit peaux d’élan, quinzehaches, quinze poneys, «quinze culottes, deux bouilloires, deux man- “teaux, huit paires de bas... » et donnèrent en

de

échange, au nom de leur tribut, les territoires M qui renferment maintenant New Bedford, Fairhaven, Acushnet, Dartmouth et Westport. %:

New Bedford, tout d’abord compris dans!

‘le «town » de Dartmouth, eut beaucoup à souf. | frir durant la guerre qui sévit au commence. | ment du dix-huitième siècle, entre les colons an- ! glais et les Indiens. 1

Cette guerre, dite «King Philipp's War », ne ! laissa que des ruines 1à où s'élevaient les premières habitations de la ville.

Ce n’est qu’en 1760, qu'un nombre considérable d'ouvriers vinrent s’y établir et que commença le mouvement industriel.

Cinq ans après, les premiers baleiniers sortaient du port et inauguraient ces longs voyages dans les mers du Nord, qui devaient plus tard devenir la source de la richesse et de la prospérité de la ville,

Vers cette époque, la partie de Dartmouth, où est maintenant bâtie New Bedford, reçut à un nom nouveau. On l’appela d’ab. rd Acushnet, puis Bedford, —en l'honneur du duc de Bedford.

Une ère de prospérité ne tarda pas à s'ouvrir

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