‹ Saint Antoine de Padoue et les Canadiens-français; aperçu historique sur la dévotion à Saint Antoine dans la province de QuébecChapitre 12 sur 12 · SUR SAINT-ANTOINE DE LACHEVROTIÈRE · texte numérisé non relu

SUR SAINT-ANTOINE DE LACHEVROTIÈRE

Deux pièces relevées par le R. P. Odoric, O. F. M., aux Archives provinciales, et à nous gracieusement communiquées, nous permettent d'amplifier la note première du pied de la page 17 de cet ouvrage.

Le Règlement du district des paroisses de 1722 ayant fixé à Deschambault le site de l'église paroissiale de ce district, la Dame seigneuresse de la Chevrotière ne vit pas d'un bon œil cette ordonnance ; d'abord, sa chapelle allait être abandonnée dès que l'église de Deschambault serait construite, et puis tous les ornements, vases sacrés etc. de la chapelle devaient être cédés à la nouvelle église. Elle fit tant et si bien que les marguilliers de Deschambault durent recourir à l'Intendant en 1736, et le 6 avril de cette année Hocquart rendit l'ordonnance suivante :

• ••Nous ordonnons avant faire droit qu'à la diligence desd. Marguilliers présence de la veuve Lachevrotière, il sera fait inventaire des meubles, vases, ornements, linges

(1) Edits et ordonnances, 1736, fol. 32-33. Archives provinciales.

et ustenciles d'église étant actuellement ou qui doivent être dans la chapelle de Saint Antoine à la Chevrotière • • • et cependant lesd. vases etc. resteront en dépôt dans la dite chapelle de Saint Antoine jusqu'au jugement définitif- • • "

Le jugement fut rendu le 10 mai suivant. Il y est déclaré que ce qui dans la chapelle appartient à la Dame de Lachevrotière restera dans la chapelle, et que le reste sera transporté à Deschambault. Et ainsi fut fait sans doute. A noter ce passage du jugement :

La Dame de Lachevrotière proteste " que la de église de Saint Antoine ne doit point se nommer chapelle, moins encore petite chapelle, puisque pendant trente ans ou plus jusqu'à l'automne dernière elle contenait tous les habitants de Grondines, de la Chevretière et Deschambaut qui y entendaient le service divin et quelle servait de paroisse, quelle doit être encore réputée paroissiale vu qu'il a été arrêté par M. Miniac grand vicaire du diocèse que le Sr Ménage curé y dirait la messe la dernière fête de Pâques et différentes fêtes dans l'année ; que loin que la dite église soit prête à tomber en ruines, elle est en aussi bon état que celle d'Eschambault- • . " (i)

(i) Ibidem.

BX

Hugolin, père

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