‹ Saint Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 19 sur 78 · RER · texte numérisé non relu

RER

ndre dans se

er le: sl: de ux-solennités pascales. Le Saint obéit sans hésiter en achevait 1 2 voix du Vicaire de Jésus-Christ, et l’on vit se loux et Sévu enouveler, autour de la chaire d'Antoine, le prodige e quand il nf péré à Jérusalem le jour de la Pentecôte. Des pèle-

ue ins innombrables de toute langue et de toute nation trés admiraien

ntendirent les paroles du Saint, à la stupéfaction son éloquent ME A énérale, aussi clairement, aussi distinctement que ut ses pensée . il cût parlé le langage de chacun d'eux. C’est dans les proportion: .

ette nouvelle circonstance que Grégoire IX, admirant ancés dans le x R a science prodigieuse des Saintes Ecritures que posec ravissemé se sédait Antoine, le surnomma l'Arche du Testament, piriluels avec | p comme la voix des peuples l’avait déjà appelé le J/aris étaient chaï PEUP FRE Mu des lérétiques.

2c lesquelles i , De Rome, Antoine se rendit à Assise pour assister au uses et les occi

. MChapitre général qui devait se tenir cette même année avec beaucouf

1227, au lendemain de la Pentecôte. Notre Saint qui bonnes mœur

d'âge. de: ci Rétauit alors Custode de Limoges, fut nommé, au Chaâge, b

LE rénià P. pitre, Ministre provincial de Bologne. Il se rendit

; dans cett ovince, où l1 S] s C: » fi briés à. chaûll ette pr , 1érésie des Cathares (r) fai

k sait de grands ravages ; et, sans négliger les devoirs pratiques doi ë rt Fe

de sa nouvelle charge, il semploya à évangéliser ces

contrées.

K, qui venait dl

(1) Cathares, en grec purs. Nom donné à tous les hérétiques en général qui affectaient une plus grande pureté et qui se croyaient plus purs que tous,les autres chrétiens. Secte impure, qui prétendait, entr’autres jongleries, sacrilèges, remettre les péchés, par une seule imposition des mains, sans exiger l’aveu des fautes, ni même la contrition !

de prêcher a ngues diverse nces et assisté

DEAR A + Ye

a TO re

Rimini était devenue le camp retranché des Cathare@,, sur le versant oriental des Apennins. Cette vil était soumise, comme les autres villes de la Pentapolr à la juridiction des papes. Cette circonstance quil devait favoriser son orthodoxie ne la sauvait pas dcu la propagande malsaine des ennemis de PEvangielhpie File était par tempérament querelleuse et rebelle son port était accessible au commerce de toutes leSidé nations ; son génie était ouvert à toutes les importa tions de la pensée humaine. DL

Un homme moins résolu qu'Antoin: aurait hésitého: lui entra dans la place, décidé à anroncer la parokk de vérité, à insister à temps et à contretemps, à conf vaincre d'erreur et de perfidie les sectaires effrontésh à les dépeindre tels qu'ils étaient devant les simple surpris par leurs menées ténébreuses, à les menack des jugements de Dieu; et, en dernière ressourcun disposé à se mettre à leurs genoux, pour les conjuré8 de ne pas affliger l'Eglise du Christ, en arrachant dre son sein les Âmes qu’elle engendre dans la douleur ‘tre dans l'amour. Il oùvrit des prédicutions publique dans lesquelles il vengea les dogmes catholiques deso attaques dont ils étaient l’objet, Il attaqua à son toilièpe do

renouvelées des païens, qu’on accréditait un peu pan À

les doctrines à la mode, les superstitions honteusels à

tout ; il n’épargna pas les pratiques clandestines défégsa

— ht —

hé des Cathareu ns. Cette vil

de la Pentapole

initiations. Mais son éloquence, ordinairement si attrayante par son allure franche et courageuse, ne Bproduisit aucun effet. Les Cathares, irrités du zèle irconstance quiiMqu'il déployait contre eux, ne cédèrent même pas à la sauvait pas dcuriosité de l'entendre. Ils restèrent plus durs que des s de lEvangilelpierres : non contents de ne pas se rendre à l'évidence

use et rebelle Mide ses raisonnenents, ils le laissèrent prêcher dans le

e de toutes ledésert.

tes les Antoine à bout de moyens ne se découragea pas. Mi] tourna ses regards vers le ciel: il. répandit dans H'oraison des larmes abondantes, jusqu’à ce que linsroncer la parokBpiation de la grâce vint le tirer d'embarras. Il s'arrêta itretemps, à comià la pensée de changer d’auditoire, et d'aller évangéliser ctaires effrontésfé}la mer, puisque la terre répondait si mal aux appels de s, à les menace des êtres privés d'intelligence, il voulut leur donner Mlune leçon solennelle, Il espéra enlever aux Cathares Jour les conjuré tout prestige sur le peuple, en supposant qu'ils ne se en arrachant défrendissent pas devant la vérité manifesiée. Diey ne ans la douleur ‘trahit pas la foi de son apôtre.

tions publique “ Le Christ béni voulant faire éclater la sainteté Ge catholiques défson serviteur saint Antoine, et montrer avec quel restaqua à son toiipect on devait écouter ses prédications et suivre sa tions honteuseldoctrine, se servit un jour d’animaux sans raison, de

tait un peu paliipcissons, pour reprendre les hérétiques de leur fausse À

clandestines déllgsagesse : comme autrefois, dans l'Ancien Testament,

um 2 —

il s'était servi d’un âne pour confondre l'ignorance def Balaam. Dans le temps où la ville de Rimini se tro: vaitinfestée d’une multitude d’hérétiques, saint Antoine entreprit de les ramener à la lumière de la vraie fo et dans les sentiers de la vertu, en leur expliquant pendant plusieurs jours, les principes de la religion et} les vérités de la Sainte Ecriture. Mai$loin de se laisser convaincre par ses paroles, ces cœurs endurcis et obs tinés dans l'erreur refusaient de l’écouter. Inspiré aiors par un mouvement divin, le Saint se rendit à l’embotr chure de la rivière (1), près du bord de la mer, et ii il s’écria : — Poissons de la mer et de la rivière, écoutez; c'est à vous que je vais annoncer la parole de Dieu, puisque les hérétiques refu de l'entendre, —A ces mots, une multitude de poissons de toute grosseur se pressent auprès de saint Antoine, et le nombre enk était si considérable, que jamais on n’en avait vil autant dans cet endroit. Tous, la tête hors de l’ea et tournés vers leur prédicateur, se tenaient paisiblementk

rangés en ordre. Les plus petits se trouvaient les plu È rapprochés de la rive ; ceux de moyenne grandeur st} tenaient derrière eux, et les plus gros se trouvaient less derniers, à l'endroit le plus profond. Lorsqu'ils furent

ainsi disposés, saint Antoine, d'une voix solenneliel

leur adressa ces paroles : — Poissons, mes petits frèresis

(1) La rivière Marecchia.

ous devez, autant qu’il est en vous, rendre grâces à

} ù 4 S Q \ l'ignorance d£ tre Créateur des biens dont il vous a comblés ;

Rimini se trou:

cest lui qui vous donne, à votre choix, des eaux

s, Saint Antoine Luces ou salées : c’est à lui que vous devez ces in-

de la vraie foi

nombrables retraites où vous pouvez vous réfugier

au moment de la tempête, et c’est de lui que vous

avez recu cet élément clair et transparent, avec toute

oin de se laisse, nourriture nécessaire à votre subsistance, Ce Dieu

ndurcis et obs-

libéral et bienfaisant vous imposa, au jour de votre

r. Inspiré ain réation, l’ordre de croître et de vous multiplier et il

ndit à l’embour

vous donna sa bénédiction. Et puis, quand survint

de la mer, et ED. Géluge universel, tous les animaux périrent, et vous

rivière, écoute fütes les seuls qu'il mit à l'abri de tout danger. Il

arole de Dieu,

vous a donné des nageoires au moyen desquelles vous

? à Q VE Q , à 4 , :

l'entendre. — AD Louvez courir où il vous plait. C’est à vous qu'il a

6 toute grosse confié le soin de conserver le prophète Jonas, et, au

et le nombre en

bout de trois jours, de le rendre sain et sauf. C'est

n’en avait vi

vous encore qui avez fourni à Notre Seigneur Jésus-

te hors de lea}

Christ de quoi payer le cens ; à ce Dieu qui, semblable

nt paisiblementàS ; 1: pauvre, n'avait alors rien à donner. Enfin, par

uvaient les pu 5 choix mystérieux, c’est vous encore qui avez servi

ane grandeur stk

de nourriture au Koi éternel, avant et après sa résur-

e trouvaient let

rection. Au souvenir de ces bienfaits si multipliés et

orsqu'ils furenili

si précieux, louez donc et bénissez le Dieu de qui vous

voix solenneliel

les tenez; vous y êtes obligés plus que toutes les

nes petits freres autres créatures. -— En écoutant ces exhortations, les

1 “4 poissons ouvrent la bouche,"‘inclinent la tête, et p leur attitude respectueuse s'efforcent, autant qu'il el en eux, de rende à D'eu leur tribut de louanges.

A cette vue, saint Antoine s'écrie transporté (| joe: Béni soit :e Dieu éternel, puisque des poisson lui rendent plus d'hommage que des hérétiques, & que des animaux sans raison écoutent sa parole avelk plus de docilité que des hommes infidèles ! : Cepen

dant la multitude des poissons augmentait à mesure que le Saint leur parlait, et pas un d’eux ne quitta l'endroit où il s'était placé, Au bruit de ce prodige toute la ville accourut, et les héréiiques, en présenc d'un miracle aussi étonnant et aussi manifeste, sentirent entièrement touchés, se jetèrent aux pied du saint prédicateur et demandèrent à entendre sd instructions. Aussitôt le Saint se mit à leur prêchel avec tant de force que tous se convertirent et revinreil à la foi de Jésus-Christ ; tandis que les fidèles, fortifiél

eux-mêmes, demeurèrent remplis de la joie la plus vive.

Alors saint Antoine congédia les poissons, avec bénédiction de Dieu; et la multitude se retira raw du prodige éclatant dont elle venait d’être témoi

Après cela le Saint demeura plusieurs jours encorel

Rimini, et il y produisit dans les Âmes les fruits là

plus abondants (1).

(1) Fioretti chap. x1.

it la tête, et p a 2 So

autant qu'il ei

ependant il y avait encore des résistances : rare-

e louanges. t le miracle a raison de tout le monde. Quand il

> transporté déSclaire pas les esprits prévenus, il achève de les 4

ue des poissonBugler: ce terrible état est le châtiment de leur 4

s hérétiques, Æueil, Les Cathares qu'Antoine n'avaient pas rame-

sa parole ave M, surittrent de leur défaite, et résolurent de se

fidèles ! . Cepenbarrasser de lui, au plus tôt, pour sauver le reste de

nentait à mesur@@r popularité et de leur clientèle.

eux ne quitt@S"Il arriva un jour qu'Antoine fut invité à diner par

t de ce prodige hérétiques, dans une province d'Italie (2). Le

es, en présen@int accepta leur invitation, afin d’avoir l’occasion

si manifeste, sles retirer des ténèbres de l'erreur, à l'exemple de D

èrent aux piedBus-Christ qui, pour le même motif, mangeait avec | à entendre s4% pubiicains et les pécheurs. Mais parce que une

it à leur prêche Miscience criminelle s’arrête naturellement à des pen-

rent et revinre1lSs perverses, les hérétiques, qu’il confondait fréquem-

s fidèles, fortifélint dans ses discours, formèrent contre lui un projet joie la plus vivédBeste. ils lui présentèrent un plat empoisonné,

poissons, avec Mbable de lui donner la mort sur le champ. Immé-

e se retira raïftement le Saint-Esprit lui révéla l'infernale trame.

t d'être témoïors le Saint leur reprocha la malice de leurs senti- | n.

s jours encoréÆnts, et leur adressa de pieuses et pacifiques exhor- |

es les fruits ions. Mais les hérétiques, grands artisans du men- |

Ÿ ge, imitant en cela le diable qui est le père du

nsonge, lui répondirent qu’en agissant ainsi, ils

M2) L'Annaliste de l'Ordre ne désigne pas l'endroit où ce acle s'accomplit ; l’opinion commune le place à Rimini,

a Pr pont PRES AVE Jon Far OR LOMME LEUR RSS ni

avaient simplement voulu expérimenter la vérité de de cette parole de l'Evangile: S'%s boivent un pois à mortel, il sera pour eux inoffensif. Alors ils se muirentf pa à lui persuader qu’il devait manger le plat qu'on Lil © avait offert, avec promesse, s’il ne lui arrivait aucuil » mal, d’embrasser pour toujours la foi de l'Evangile. TS av ajoutaient que s’il craignait d'en manger, ils concluaientfS de de là que la parole de l'Evangile était fausse. Mas qd saint Antoine fit avec intrépidité le signe de la croi L de sur le plat, et, le prenant dans ses mains, il leur dit: Je pa vais faire ce que vous voulez; non pas pour tente dé Dieu, mais pour vous prouver combien ÿai à cœuk de votre salut et le triomphe de l'Evangile, et comment

je ne recule devant aucun péril pour ces deux grands

intérêts. Il mangea donc du plat empoisonné ; mail

il n’éprouva aucune indisposition. Ce que voyant, l&

hérétiques se convertirent à la foi catholique. ”

Ainsi se termina la courte mais brillante mission

du Bienheureux à Rimini.

De Rimini, l'infatigable missionnaire alla évangé

hser Aquilée, Goritz, Udine, Gémone, Conéglianoh

combattant partout l’hérésie, ramenant les population

à la pratique de leurs devoirs religieux, et établissanl

des maisons de son Ordre, afin de maintenir ainsi

bien opéré par sa parole. D Da

Jl est fait une mention particulière de la fondatiol fr

cuenl Le 0 Ame

la vérité dé @f de Gémone, petite ville située sur le Tagliamento, nt un pois EE à quelques lieues dU’dine. Cette fondation est célèbre ils se mirent par le miracle qu’Antoine y opéra; voici à quelle lat qu’on lu occasion. Tandis qu'il dirigeait les travaux du couvent, rrivait AUCUER mêlé aux ouvriers, un paysan passa près du chantier "Evangile. IN avec une charrette traînée par des bœufs. Il le pria ls concluaientfS de lui prêter un moment sa charrette, pour transporter fausse. Mas d'un lieu voisin une certaine quantité de briques qui 1e de la croi devait entrer dans la construction du couvent. Le illeur dit: Je paysan qui n'était pas d'humeur à obliger le Saint, s pour tente déguisa ses sentiments. Il refusa le service qu’il lui n Ÿai à CŒURS demandait, sous prétexte qu'il portait un mort. Or ce et commen] prétendu mort n'était autre que le fils du paysan, qui

s deux grandi dormait étendu sur la charrette, À ces mots le Saint

oisonné ; Mal n'insista pas ; et il se retira, tandis que le paysan, ue voyant, I souriant avec malice, réveillait 1e jeune homme pour lique. ” D lui raconter la ruse dont le moine maçon avait été

llante mission Æ la dupe, Mais ses efforts furent inutiles: sans s’en

douter, il avait dit vrai en répondant qu’il portait un e alla évangS mort, À ce spectacle, il fut saisi de ffayeur et il poussa e, Conéglianok des cris de détresse, Il laissa sa charrette et courut les populations | vers le Saint.pour le conjurer, en versant un torrent , et établissatlfSS de larmes, de lui rendre son fils. Le Saint fut ému de hintenir ainsi compassion devant une douleur si profonde, accom- B pagnée d’une foi si vive. Il se dirigea vers la charrette

e la fondatiofSS funèbre ; et, faisant sur le cadavre le signe de la croix,

il tendit la main à l'adolescent qui se leva plein de vie. C’est ainsi que les saints se vengent des injures qu'on leur adresse.

Ce miracle termina les travaux d'Antoine pendant l'année 1227. Au commencement de l’année suivante, nous le trouvons à Trévise et à Venise qu'il ne fait que traverser. Il était en route pour Padoue où il prêcha le carême : le jour des cendres tombait le 9 février. C’est le moment le plus solennel de la vie du Bienheureux. Ze sentier du juste, dit le Sage, est semblable à la lumière qui augmente toujours, jusqu'à ce qu’elle arrive à son midi, Nous avons vu dans cette histoire la vérification de ces paroles. Antoine parti un peu tard, ne s'arrêta pas dans sa course. Du couvent des Oliviers aux rivages de l’Afrique, de là à Assise, à Forli, à Bologne, en France, à Rome, à

Riffhi, il suit une marche ascendante; il projette

des clartés de plus en plus vives, Mais on dirait que ce n’est là que la préface de son existence ; tout ce qui nous reste à dire est magnifique,

a plein de des injures

ine pendant née suivante, qu'il ne fait adoue où il ombait le 9 l de la vie le Sage, est US, jusqu'à

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ntoine part!

e. Du couque, de là à à Rome, à ; il projette n dirait que nce ; tout ce

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