‹ Saint Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 37 sur 78 · PTS · texte numérisé non relu

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Saint Antoine : sa profonde humilité.

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et mes Enfants bénis, sachez que Notre Seigneur@plusi quittant le ciel, n’est venu sur la terre que pour uiuint Le Le suis doux et humble de cœur!” Parcourez d’un bofnous

seule chose, que pour nous donner une seule Le

et cette Leçon est celle-ci: ‘“ Apprenez de moi que

à l’autre tout le Livre des Saints Evangiles et vob]

trouverez que le divin Maître, en nous donnant Sfar

préceptes et ses conseils, n’a dit qu’une fois : Apprerérit

de moi.... rio]

C’est que l’wmilité est ia base, le fondement, kvoule

pas v factio

cine de toutes les vertus. Oui, si nous étions pl

humbles, notre Foi serait plus vive, notre Espérail

plus ferme et notre Amour plus ardent. Si nous avientn

bien l’humilité, nous pratiquerions mieux la patiennous nous possèderions toujours la paix du cœur, et none nd

RERO ARENA Xe

porterions sans peine, c’est Jésus lui-même qui le dit, DI lle joug du Seigneur ; et nous accepterions les épreuves de la vie, sans murmure !

e humilité Les Saints qui ont tous été si humbles, parce qu’ils fectionner ses pi ont eu le bonheur de mettre en pratique cette Leron ciples dans las de notre divin Maître, les Saints ont essayé de nous d’humilité, not donner une définition de la vraie humilité, et ils nous ue Père $, Frfdisent, un peu en hésitant, avec saint Bernard : “ L’huit coutume de diff milité est une vertu qui nous rend méprisables à nos répétait encorpropres yeux, par la véritable connaissance que nous Frères bien-aimiarons de nous-mêmes.” Ensuite les Saints admettent Notre Seigneur@pusieurs degrés dans l'humilité. Le Docteur séraphique

rre que pour iuint Bonaventure les réduit tous à trois principaux.

une seule Lei Le Premier consiste donc à se mépriser soi-même.

nez de moi que Le Second consiste à être bien aise que les autres rcourez d’un bnous méprisent. Or, si nous étions bien solidement ivangiles et voSéablis dans le Premier, nous n’aurions guère de chemin 1ous donnant M fire pour arriver au Second. Car si nous avions ne fois : Appro véritablement du mépris pour nous-mêmes, nous ne érions pas fâchés que les autres en eussent aussi. En

fondement, la@voulez-vous une preuve, dit le même Saint: “ N’est-il

nous étions pps vrai que naturellement nous éprouvons de la satis- , notre Espérall kction que les autres se conforment à notre propre nt. Si nous aviantiment ? que si cela est, pourquoi n’en éprouvonsmieux la patién@hous pas lorsqu'ils nous méprisent? C’est que nous

du cœur, et noie nous méprisons pas nous-mêmes en réalité, mais

que nous avons bonne opinion de nous-mêmes. ” ( sainte vertu ‘d’'humilité, à qui donc de nous seratil

donné de gravir dès aujourd’hui même ce second Eche. Jon et de pratiquer cette sentence du même Docteur Séraphique : ‘ Aimer à rester inconnu et à être con-

sidéré pour rien !

Le Troisième degré d’humilité, c'est lorsqu'une personne ayant reçu de grands dons de Dieu, et sel

voyant honorée et estimée, ne s’enfle de rien et ne

s’attribue rien à elle-même, mais rapporte tout àla

source de-tout bien qui est Dieu lui-même. Ce trot

sième degré, continue saint Bonaventure, n'est que pour ceux qui étant déjà consommés dans la vertu, s’humilient d'autant plus en toutes choses, qu'ils sont

plus élevés dans la perfection.

Venons donc à la“pratique. Les vertus morales;

ne s':

dit saint Basile, non plus que les arts et les sciences,

ne s’acquièrent que par l'exercice et par la pratique] Donc, si nous voulons acquérir l'humilité, il faut quel

nous en pratiquions les actes. “Si vous voulez acqué

rir l'humilité, ajoute saint Bernard, commencez pat

vous mettre résolument dans le chemin de lhumilia:

tion ; car si vous ne pouvez souffrir les humiliations,

OP E à il 6 ù :

vous ne pourrez pas non plus parvenir à l'humilité, à à AS sous

Mais si nous pratiquons les actes d’humilité prompt. —

+ br 0 ment, facilement et avec plaisir, ah ! réjouissons-noi a)

Wrnous commençons à entrer dans la perfection de

us-mêmes.” ()

Mette indispensable vertu (1).

nous sera-t:l

ce second Eche.

même Docteur

Notre Saint a été, comme son séraphique Père, profondément humble. Ecoutons, à ce sujet, un Auteur déjà cité (2).

nr: êtr . Vas 4 5 É Sn “Quelle humilité dans saint Antoine ! Il redoute

ks honneurs de la terre, il fuit même les dignités de

4 4 , a Al . . :

'est lorsqu'une Eglise. Toute son ambition est de vivre obscur et

de Dieu, 468 jnoré dans la’ maison du Seigneur. Héritier d’un

> de ren fs gand nom, il l'échange contre celui d'Antoine, à l’aide

porte tout à la duquel il espère vivre inconnu au monde, dans un

même. Ce tro iyzre mendiant. Il cache ses talents avec tant de

ture, n’est Quéoin, que pendant assez longtemps ses confrères le

s dans la vertu rsardent comme à peu près incapable. Il se plait à

oses, qu'ils Sonxmplir les offices les plus bas. Pour l’arracher à sa

ie toute cachée en Dieu, il fallut un ordre formel de

vertus morale uint François. Devenu la merveille de son siècle, il

et les sciences ne sattribue en rien ses triomphes : il en renvoie

par la pratique] bute la gloire à Dieu, auteur de tout don parfait.

silité, il faut queMtil étonnant que Dieu lui ait donné le pouvoir ‘ d | + us voulez acquéiopérer tant et de si grands prodiges ?

ExEMPLE. — Tous les Saints on à l'imitati commencez pal 6 t eu, à l'imitation

du divin Sauveur, une prédilection marquée pour les

in de l'humilité petits enfants, à cause de leur candeur et de leur inno-

les humiliations, ; ps PE Rares …, once. Saint Antoine semble les avoir pris spécialement sir à l'humilité,

Ga jous sa protection. Déjà nous avons vu que l’origine umilité 70m RE Lo a dd cu

(1) Perfection chrétienne : Passim.

+ ® 4 Us $ CESQNE We: (2) R. P. Henri de Grèzes — Petit Manuel...

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