‹ Saint Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 45 sur 78 · Livre, comme étrangers et voyageurs sur cette terre, de · texte numérisé non relu

Livre, comme étrangers et voyageurs sur cette terre, de

vous abstenir des désirs charnels qui fort la guerre à

R'ime (1). Heureux, dit saint Bernard, celui qui se regarde comme un voyageur sur la terre, qui connaît et

jaui pleure le malheur de son exil et qui s'adressant à

Dieu lui dit du fond de son cœur :‘* Seigneur, ne soyez point sourd à mes larmes ; je suis devant vous un étran-

gretun voyageur, comme tous ceux qui m'ont pré-

Acédé, rappelez-moi donc auprès de vous (2). ”

Il est certain que ce Premier degré est d'une vertu très-haute, et nous ne ferons pas peu, si nous pouvons y parvenir ; mais il y en a pourtant un autre plus élevé et d’une perfection plus sublime. C'est celui que saint Paul nous désigne quand il dit: “ Vous êtes morts,

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Ce n'est donc pas assez que nous soyons comme des #

WE sy No voyageurs, il faut que nous tâchions d'y être comme Le Sat : à sant des personnes mortes. Heureux, s’écrie encore saint | te trois ( Bernard, celui qui est mort de cette sorte ! car cette L mort est une véritable vie, puisqu'elle nous conserve An£oi sans tache au milieu du siècle, ou que plutôt elle nous be à tion, « en sépare dès ici-bas complètement.

FRE , mortl Le Troisième degré se trouve dans ces paroles du \ à FA à innoC même Apôtre : ‘“ Le monde nrest crucifñié, et moi je à à AA . 4 Mine suis crucifié au monde.” Ce degré est encore plus élevé Franc que le Second ; car, à celui qui est parvenu jusque-là, | nes qu'un c’est peu que l'estime et la gloire du monde lui soient | Un | ; | Mont indifférents comme à un mort, elles sont même pour , FR A simpl lui une croix et un supplice ; et de l’ignominie et du | ps de NUE le dét mépris, 1l en fait le sujet de sa joie et de sa gloire. ‘A s k | . : sa pe:

Dieu. ne plaise je me glonifie en autre chose qu'en À 7 ve té:

e la Croix de N. $. Jésus-Christ. ” Tout ce que le monde D cnsan aime, est une croix pour moi, et tout ce qui est une \ : . s4 /\ CEK croix pour le monde est pour moi douceur et jouis- # fatigu sance ! | ‘ N A ÿ temp Que chacur de nous juge là-dessus, dit toujours Rs , $ ; FO prédi saint Bernard, jusqu'à quel degré 1l est parvenu, et À c:: < ; - Ç £ terme tâche de faire tous ies jours de nouveaux progrès, “parassez ce que c'est en s’élevant de vertu en vertu que nous ver- Fa CTCTE rons enfin le Dieu des dieux dans la céIess Sen (1) < 4 D (1) Ps. LXXXIII, :

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Notre grand Saint, à l’imitation de saint Paul et de saint François, son séraphique Père, a parcouru ces trois degrés de la mortification chrétienne.

‘“ En effet, qui pourrait dire jusqu’à quel point saint Antoine a poïté l'esprit et la pratique de la mortification, de la pénitence? Dès sa plus tendre enfance, 1l mortifie ses appétits et ses goûts ; il mate son corps

innocent par les veilles et les privations. Devenu Frère-

, Mineur, il jeûne les sept carêmes pratiqués par saint

François ; sa vie est un carême perpétuel. Il n’accorde

qu’un petit nombre d'heures au repos ; et quel rer'os :

pris le plus souvent sur la terre nue. Il est vêtu d’une simple tunique, d’étoffe rude et grossière, qui ne peut le défendre des rigueurs du froid en hiver ; et qui, par sa pesanteur, lui rend plus intclérables les chaleurs de l'été. Sous cette tunique, il cache de rudes cilices ; 1l ensanglante son corps par de fréquentes disciplines. A ces mortifications volontaires v'ennent s'ajouter la fatigue des voyages, accomplis à pied la plupart du temps, Ja privation de nourriture, les fatigues de la prédication et du tribunal de la pénitence. Arrivé au terme de sa vie, ce vrai pénitent ne croit pas avoir assez fait, et d'une voix tremblante, il récite avec ses Frères les Psaumes de la Pénitence (x). pin

EXEMPLE — Vers la fin du dix sentième siècle, les

(1) Analecta, Apud Bolland,

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monuments historiques racontent la conversion miraculeuse d’un jeune indien du royaume de Bengale. “ C'était un esclave que les Pères de Saint-Augustin,

établis dans ces parages, avaient acheté. Ils mirent À

tous leurs soins * lui apprendre les vérités du salut : mais ils ne purent pas venir à bout de vaincre l’obstination du petit païen, très- épris du culte de ses an:cêtres. Or, un jour, tandis qu’il était seul dans une chambre où se trouvait l’image de saint Antoine

Padoue, on l’entendit pousser des cris perçants. Les Pères accoururent aussitôt ; et aux questions qu'ils lui adressèrent pour savoir ce qui lui était arrivé, il répondit que le Saint dont l’image était suspendue à la mur raille, avait dénoué la corde qu'il portait autour des

reins, et qu’il lui avait donné une rude discipline, en lui

commandant d’embrasser la religion de Jésus-Christ.

C’est ce qu'il fit peu de jours après. Non content dé

tre chrétien, il prit l’habit religieux, et il commença à

prêcher l'Evangile. Les succès qu’il obtint furent tels, qu’en peu de temps il convertit jusqu'à argé mille païens. Les Pères de Saint Augustin, ne pouvant pas, à eux seuls, baptiser et catéchiser convenablement un

si grand nombre de néophytes, firent appel aux missi-f onnaires les plus voisins. Ceux-ci répondirent à leurk

invitation, et ils mirent la faux dans cette moissonk

déjà jaunissante, Dieu bénissait leurs travaux ; ausil

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le nombre des nouveaux chrétiens se multiplia avec une rapidité merveilleuse (1).”

Répons Miraculeux, voir page 127.

(1) Petit Manuel.

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