‹ Saint AugustinChapitre 22 sur 292 · Lib. VII, c. I, n° 1. — Cl)apilre à lire · texte numérisé non relu

Lib. VII, c. I, n° 1. — Cl)apilre à lire

4. Tibi putabam non solum cœli et aeris et maris, sed eliam terrce corpus pervium Ha suspicabar, quia rogilare aiiud non poleratn : nam

falsum erat. Illo enim modo major [lars terraî majorem tui parlem liaberet (lib. VII, c. i, n» 2; col. 734).

5. Tanquam si mare csset ubique, et undique per immcnsa spalia in(initum soluin mare, et baberet intra se spongiam quamlibct magnam, sed finitam lamen... (lib. VII, c. v, n" 7; col. 730).

gustin s'approche de plus en plus de rÉgiisei. Il tient déjà pour doctrine certaine, l'existence de Dieu, laPro- Yidence, le salut du genre humain par Jésus-Christ 2. Il cherche anxieusement une solution au mystère du mal; l'ignorance lui devient toujours plus insupportable : « (ô Dieu) , vous m'agitiez par des stimulants intérieurs; vous me teniez dans l'inquiétude, jusqu'au moment où une vision intérieure vous révélerait à moi 2. »

Ses méditations l'amènent à concevoir l'incorporel ^. Mais après ce progrès, comme il manque d'humilité, il manque aussi d'énergie^"*. Il pense à Jésus-Christ, qu'il se figure être (( un homme d'une sagesse merveilleuse » ; et il ne soupçonne pas encore le sens de la parole : le Verbe a été fait choÀr^. C'est alors qu'il étudie avec plus d'application les livres des Néoplatoniciens; or, cette lecture risque de ruiner l'œuvre déjà presque accomplie. Jamais le danger ne fut plus grand. Augustin fut sur le point d'accomplir l'acte d'orgueil intellectuel, et de devenir le philosophe qui ne se corrige plus. « Voilà que j'étais sur le point de vouloir paraître sage; mon mal m'accablait, et je ne pleurais pas; mais

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