‹ Saint Basile (329-379): (329-379)Chapitre 112 sur 146 · Ibid,, VIII · texte numérisé non relu

Ibid,, VIII

face : Basile le loue du calme qui règne dans ses profondeurs, où riiérésie fut toujours impuissante à soulever des tempêtes*.

Il s'empare ordinairement de Tattention des fidèles par un exorde court, et comme pressé d'aller au but. Quelquefois, cependant, il procède avec plus de pompe, et la simplicité de son langage paraît plus ornée. C'est ainsi qu'au début de la sixième homélie sur VHexaeme^ ron, après avoir rappelé que les anciens assistaient aux combats du stade la tête découverte, et dit que de même les chrétiens doivent apporter aux grands spectacles de la sagesse divine une âme bien préparée, il s'écrie : a Si jamais, dans la sérénité des nuits, contemplant d'un œil attentif l'inénarrable beauté des astres, vous avez pensé au Créateur de l'univers qui a semé le ciel de fleurs brillantes, et donné aux choses une utilité plus grande encore que leur beauté; ou si, pendant le jour, vous avez admiré les merveilles de la lumière, et, par une soigneuse méditation, monté des choses visibles jusqu'aux invisibles; alors vous êtes un digne auditeur, et vous avez droit à vous asseoir dans ce noble et bienheureux théâtre. »

A aucun moment l'orateur ne perd de vue les esprits simples auxquels il s'adresse. Son auditoire est, comme ceux de tous les pays de civilisation grecque, amoureux de la parole. Bien que composé en partie d'artisans, d'illettrés, il est capable de supporter mieux peutêtre qu'un auditoire de nos jours le long développement des idées. On le devine sensible à l'enchaînement logique des raisonnements et à la musique des mots. Mais Basile sait que ses ouailles ont besoin avant tout de leçons pratiques. Dans sa première homélie,

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