Saint Jérôme, Ep
a. Gamurrîni, S, Sihîae jéquitanae peregrinatio ad loca sancta, dans Studi e Documenti di Storia e Diritto^ avril-septembre i888, 3. Saint Grégoire de Nysse, Ep, a.
leurs villes*? » N'avait-il, aa contraire, comme feront les nobles pèlerins occidentaux, tooIu connaître de la Terre Sainte que les hautes pensées qu'elle inspire, avouant avec eux que Jérusalem, enrichie par les offiandes du monde entier, était aussi corrompue que toutes les grandes villes', mais jugeant aussi que « si Ton comprend mieux les historiens grecs quand on a vu Athènes, et le troisième livre de C Enéide quand on est venu par Leucate et les monts Âcrocérauniens de la Troade en Sicile, et de la Sicile à Tembonchure du Tibre, de même on entend mieux les saintes Écritures quand on a vu le ciel de la Judée et le pays des prophètes, de Jésus-Christ et des Apôtres* ?» Il ne nous a laissé, malheureusement, aucune confidence sur les impressions de son voyage en Palestine.
Sur un autre sujet, plus considérable encore, nous aurions été heureux d'avoir le témoignage de Basile. 1/ époque où il parcourut TOrient est parmi les plus troublées du iv^ siècle. Fort de la faveur impériale, Tarianisme commet toutes les violences. Quand il visita la Syrie, Basile trouva le siège d'Antioche occupé depuis de longues années par des ariens. A Jérusalem, l'éloquent évêque Cyrille, malgré une réserve qui paraît parfois excessive, était déposé par son métropolitain, Tarien Acace. Dans les églises et sur les places publiques d'Alexandrie, le sang chrétien avait coulé. Athanase contraint de nouveau de se cacher, un intrus installé à main armée sur son siège épiscopal, seize évêques bannis, trente forcés de fuir, les églises profanées, des prêtres, des vierges, de simples fidèles emprisonnés ou martyrisés, leurs corps même laissés sans