Saint Grëgoire de Nysse, De vita S, Macrinae
2. Saint Grëgoire de Nysse, ibid, ; saint Grégoire de Nazianze, Oratio XUJI, 6l.
donne comme la première ébauche des règles détaillées qu'il tracera plus tard, en même temps qo*elle résume les instructions que dès lors il adressait auxcompagnons de sa retraite.
Ces instructions s*occupaient en premier lieu du régime intérieur, du travail de Tâme. Que celle-ci s^applique à tout oublier du passé, affections, intérêts, opinions, plaisirs, habitudes, et à faire le vide en soi; qu'elle devienne comme une tablette de cire on Ton vient d'effacer les lettres auciennes, et qui est toute prête à recevoir une écriture nouvelle. La [M^mière condition pour arrivera cet état, c'est la séparation complète du inonde. Il faut donc choisir, comme Ta (ait Basile, un lieu où les étrangers ne pénètrent pas, et ok rien n'interrompe les méditations solitaires on les exercices religieux pris en commun'
Lk, dès le point du jour, on se lève pour louer Dieu par la prière et le chant des hymnes; puis, quand le soleil est sur l'horizon, on se met au travail manuel, travail mêlé de prières et c assaisonné de cantiques. * La journée aura des heures d'études, consacrées à la lecture de rÉcriture sainte. Basile, qui les lut avec Grégoire, d'un esprit sinon critique, au moins attentif à Texplication et au commentaire, paraît se préoccuper seulement ici de l'intérêt pratique, du surcroit de vie morale que chacun devra retirer de la fréquentation du livre divin. La mémoire et l'imagination auront à jouer leur rôle, car il faudra garder le souvenir des saints personnages entrevus dans la Bible, et les contempler « comme des statues vivantes et des images animées. » Cette alternance de prière et d'étude rendra l'âme capable de s'élever à « la belle oraison, » celle qui imprime en elle la notion