I. Ep
a. Ep, 70.
rie*. Il revint, l'année suivante, en Orient, accompagné d'un délégué des Occidentaux, le diacre milanais Sabinus.Tous deux étaient porteurs d'une lettre syno^ dale des évêques, adressée à saint Âthanase. Celui-ci s'empressa de la communiquer à saint Basile. On n'en a pas le texte et l'on n'en peut guère deviner la teneur. On sait seulement qu'elle contenait une profession de foi et qu'elle y joignait de chaleureuses assurances de sympathie.
Saint Basile se chargea de remercier ses collègues de l'Occident. « Vos paroles, leur écrit-il, ont ramené un peu de sourire dans mon âme. » Mais il leur demande de venir en aide de façon plus efficace aux Orientaux. Chez ceux-ci, « tout s'affaisse. » A la place des pasteurs chassés, les loups s'introduisent dans la bergerie. «Les vieillards pleurent, en comparant le présent au passé ; les jeunes gens sont plus malheureux encore, car, n'ayant pas connu celui-ci, ils s'accoutument au présent. » Partout, les dogmes anciens sont méprisés ; on oublie les traditions ; les inventions des novateurs font loi; « il n'y a plus de théologiens, mais seulement d'habil^es arrangeurs de mots. » Puissent les vraies doctrines sur la Trinité sainte être enfin rétablies par les soins de ceux « auxquels le Seigneur a donné à la fois la vérité et la liberté M »
Outre la lettre collective, les envoyés étaient porteurs de plusieurs lettres particulières, dont une adressée à saint Basile par Valérien, évêque d'Aquilée. Ace prélat pieux et savant, dont la ville épiscopale avait abrité pendant plusieurs années une colonie d'exégètes oh saint Jérôme tenait le premier rang, Basile répondit