‹ Saint BasileChapitre 20 sur 137 · LE RETOUR D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

LE RETOUR D'ATHÈNES

second fondateur et de protecteur de la cité*. » Si exagéré que soit ce langage, il permet au moins de juger du degré d'enthousiasme. Les leçons de Basile répondirent à Fattente de ses concitoyens. Il professa pendant assez longtemps la rhétorique à Césarée, avec le plus grand succès*. Mais ce succès le fit désirer ailleurs. S'il était né dans la Cappadoce, le berceau ancien et la résidence actuelle de sa famille étaient dans le Pont. Les habitants de Néocésarée essayèrent de disputer à la métropole cappadocienne le brillant rhéteur. Ils lui envoyèrent une députation, composée des premiers de la cité. Basile déclina leurs offres'. Lors d'une visite qu'il fit plus tard à sa famille, de nouvelles tentatives furent essayées. On se pressait autour de lui, on voulait le retenir de force*. Ce passage éclatant de Basile dans l'enseignement public est ce que Grégoire de Nazianze appellera plus tard « se montrer en scène et se prêter pour un instant au théâtre du monde*. » Quand Grégoire, à son tour, s'arracha d'Athènes, il fut obligé aussi de consacrer pendant quelque temps ses talents à ses concitoyens : il lui fallut soit plaider, soit enseigner dans la petite ville de Nazianze. Comme il le dit dans son curieux poème autobiographique, « il dansa un peu pour ses amis*. » Mais, ajoute-t-il, c'est à contre-cœur que lui et Basile s'étaient donnés ainsi en admiration au public ''. Pour Basile, cela n'est pas tout à fait juste. Des témoignages plus précis laissent

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