‹ Saint BasileChapitre 31 sur 137 · Opoi %ax' éwiTOjXTQV, Regulae brevius tractatae · texte numérisé non relu

Opoi %ax' éwiTOjXTQV, Regulae brevius tractatae

3. Sozomène {Hist. eçcL^ III, i4) rapporte que plusieurs attribuaient ces recueils de règles à Eustathe de Sëbaste, bien qu'on les crût communément de saint Basile. Des écrivains antérieurs à Sozomène, saint Jérôme {De vir. ill., Ii6), Rufin {Hist. ecc!., II, 9), Cassien (Inst,, préface), n'bésitent pas à leur reconnaître saint Basile pour auteur. Saint Grégoire de Nazianze {Oratio XLIIl^

Une des questions examinées porte sur la forme qui, aa moins dans les pays civilisés et dans les temps paisibles, convient le mieux à la vie monastique.

Durant ses voyages à travers TOrient, Basile avait vu, tour à tour ou simultanément, les deux aspects de cette vie. Dans les sables brûlants de TÉgypte comme sur les montagnes au climat parfois très âpre de l'Asie Mineure, il s'était entretenu avec des solitaires habitant des cavernes ou des cellules isolées, a l'exemple des premiers Pères du désert. Ailleurs, il avait visité des couvents peuplés de moines, qui vivaient sous un supérieur, dans le travail et la prière. Entre les anachorètes et les cénobites, son choix s'était promptement fait. Les uns et les autres avaient donné déjà de grands saints à l'Eglise ; mais dans la vie des premiers il devinait des écueils qu'il n'apercevaitpas dans celle des seconds, préservés par l'obéissance et la discipline de ce péril d'illusion ou d'orgueil, auquel les plus faibles parmi les solitaires étaient exposés. Cependant la constitution de certains monastères d'Egypte ne le satisfaisait encore qu'à demi. Dans une réunion de plusieurs centaines d'hommes, comme en contenaient quelques-unes de ces maisons, où tous les métiers étaient représentés, et qui réunissaient quelquefois jusqu'à quarante groupes d'ouvriers différents*, il trouvait trop de mouvement, trop d'affaires, trop de bruit. Aussi se préôccupait-il, nous dit saint Grégoire, de créer une forme mixte entre les grandes colonies monastiques et les cellules isolées des machrorètes, afin d'unir la vie contemplative de ceuxci à la vie laborieuse et active de celles-là'.

34) ^it que Basile donna des lois aux moines, tant par écrit que de frve voix (vonoOeaiat lAovaoTâv, lyypatfoi Te xal àYpaçoi).

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