Ep
pables? Basile le supplie de pardonner*. Un païen estil mécontent de la conversion de son fils? Basile Finvite à faire fléchir l'autorité paternelle devant les droits de la conscience*. Des voyageurs sont-ils venus de loin, pour ramener dans leur pays le corps d'un parent mort en Cappadoce ? 11 sollicite pour eux la faveur de la poste impériale'. Le manque de communications aggrave-t-il la famine qui sévissait dans la province? Il écrit directement à Tempereur pour demander la construction d'un pont*. Il n'est pas une misère, méritée ou imméritée, il n'est pas un intérêt, grand ou petit, public ou privé, qui n'ait Basile pour avocat.
Il s'y dévoua quelquefois au péril même de sa liberté et de sa vie. Une veuve de haute naissance était demandée en mariage par un assesseur du préfet du Pont. Elle résistait à ses poursuites. L'assesseur menaça de l'enlever. La veuve se réfugia dans l'église de Césarée, près de l'autel et de la table sainte. L'évêque vint au secours de la suppliante, en lui donnant asile dans sa maison. Le préfet se déclara pour son subordonné, tt II faut m'obéir, s'écria-t-il, et les chrétiens doivent faire céder leurs lois à ma volonté. » Sur son ordre, on fouilla la demeure épiscopale. Ses envoyés firent des recherches jusque dans la chambre de Basile. C'était adresser une odieuse injure à l'homme, selon l'expression de saint Grégoire, « le plus étranger à toute concupiscence, qui vivait dans la compagnie des anges, et sur lequel une femme n'eût même osé lever les yeux. » Irrité de ne rien trouver, le préfet» qui s'était rendu à Césarée, manda Basile au tribuna I
I, Ep. 73.
a. Ep» 276.
J, Ep, 3o6.