Théodoret, IV, i
3. SaÎDt Grégoire de Nazianze, Ep, 3o; saint Basile, Ep, 168, 219, 229, 23;, 239.
(le te désirer : j'avais beaucoup à apprendre de loi. On peut trouver un parfait ami ; mais on ne rencontrera personne capable de conseiller avec l'admirable prudence et Texpéricnce consommée que tu as acquises au service de TEglise. » « Que la puissante main de Dieu, écrit-il encore, te conserve entre tous les hommes, généreux gardien de la foi, vigilant défenseur des Eglises! puisse Dieu me juger digne de jouir de ta présence, et de m'entretenir avec toi avant de mourir, pour le bien de mon âmeM »
La dernière lettre, peut-être, qu'ait écrite Basile est adressée a Eusèbe. Malade, exténué, se sentant près de sa fin, le saint évêque de Césarée se réjouit à la pensée de la prochaine rentrée de son ami à Samosate. « Plaise, si je dois vivre encore, au Dieu tout-puissant de m'accorder ce spectacle si désirable, ou sinon h moi, au moins à tant d'autres qui souhaitent ton retour dans l'intérêt de leur salut! Car je me persuade que le moment viendra où le Dieu de miséricorde, se laissant toucher par les larmes que versent pour toi toutes les Eglises, te rendra sain et sauf h ceux qui le prient nuit et jour*. » Gratien venait en effet de remplacer Valens, et de rétablir la liberté religieuse. Basile verra seulement l'aurore de ce jour réparateur. Eusèbe lui survivra de quelques mois, pour tomber presque martyr, frappé par une arienne fanatique. Ses fidèles avaient été si profondément pénétrés par lui de l'esprit évangélique, qu'ils demandèrent aux magistrats grâce pour ses meurtriers'.
Entre tous les amis de Basile, un des plus attachants est l'évêque d'Iconium, Àmphiloque. Ici, les relations