UN ÉPILOGUE DU SIXIÈME CENTENAIRE
porte sur sa face principale les armes du Saint-Père avec l'inscription : Bonaventuræ Doctori seraphico. 1897. Sur les trois autres faces, on voit des bas-reliefs, véritables chefs-d’œuvre qui représentent trois scènes de la vie de saint Bonaventure : l'enfant béni et miraculeusement guéri par saint François; le Docteur montrant à son ami saint Thomas le livre où il puisa sa science, le crucifix; le délégué du Pape exhortant les Grecs à l’union. |
« Un marbre commémoratif, placé sur la façade de la cathédrale, porte une inscription latine (1) dictée par Léon XIIT et dont voici la traduction :
À SAINT BONAVENTURE CARDINAL, ÉVÊQUE D'ALBANO DOCTEUR SÉRAPHIQUE SES CONCITOYENS FIERS D'UN SI GRAND GÉNIE ET LES ÉTRANGERS UNANIMES DANS L'’ADMIRATION DE SA SCIENCE ET DE SA SAINTETÉ ONT ÉLEVÉ CE MONUMENT EN MDCCCXCVII. LÉON XIII
À BÔNAVENTURAE EPISCOPO GARDINALI ALBANENSI DOCTORI SERAPHICO CIVES TANTO VIRO GLORIANTES EXTERNIQUE UNANIMES IN ADMIRATIONE SAPIENTIAE ET SANCTIMONIAE EJUS
AERE COLEATO DEDICAVERUNT ANNO MDCCCOXCOVII LEO XIII,
« L'évêèque de Bagnoréa, Mgr Parsi, continue le journal romain, a béni.solennellement la stalue, en présence de S. Ém. le cardinal Parocchi et de plusieurs prélats, et aux acclamations d’une foule immense accourue de toute part.
« En même temps, César Auréli recevait les plus vives félicitations pour son œuvre, nouveau triomphe de l’art au service de la foi. »
Avant de se retirer, l’artisie, — un croyant, un tertiaire, comme notre Ferdinand Gaillard, — prononce, en présence de la foule attendrie, une allocution qui, par ces temps de scepticisme et d’incrédulité, a une saveur toute particulière. Il termine par une prière, que nous faisons nôtre, en l’étendant à Lyon, à la
. France, à tout l'Ordre séraphique, et sur Bel 4
nous voulons fermer ce livre.
« Voici que ton image, à Docteur séraphique, trône sur la grande place de Bagnoréa. Elle y demeurera pour rendre témoignage de ce que peut dans une grande âme la science unie à la sainteté. Et toi, du haut du séjour de paix et de lumière où te contemplait le Dante dans son divim poème, protège, soutiens, bénis ta ville natale, ton Italie, tous ceux qui ont voulu t’honorer. Bénis aussi le modeste ouvrier qui, sans avoir pu réaliser l'idéal qu’il s'était fait des beautés de ton âme, a pourlant essayé de jeter dans le bronze son cœur et ses pensées d'artiste croyant, dans la prière, l’adoration et l'amour (1).