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soin des lépreux, ces êtres difformes, ces grands maudits du paganisme antique, la pierre de teuche des solides vocations, et il avait impitoyablement renvoyé les püstulants qui reculaient devant les plaies hideuses des < malades du bon Dieu». Il n’est pas dit que le fils d’Albenzia ne ressentit point les répugnances de la nature; mais il sut les vaincre, puisant une invincible énergie dans les exemples du vénérable fondateur et dañs les célestes perspectives qu’ouvre celte promesse du divin Maitre : « Ce que vous faites au plus petit d’entre mes frères, c'est à moi que vous le faites: »
Tant d’héroïsme dans le soin des lépreux, tant d'actes de courage et d’abnégation, dont Dieu seul connaît le nombre et le prix, lui conquirent les suffrages et les sympathies des supérieurs de la Province romaine; et au bout d’une année dé probalion, il fut admis à la profession religieuse (1).
On ne saurait dire avec quel soin il se prépara à cette consécration plénière que saint Thomas d'Aquin appelle un second bapiéme,; et qui, en vouant l’'homine pour toujours au service des autels, le met dans l’heureuse nécessité de tendre sans cesse à la perfection. On ne saurait dire non plus avec quelle ferveur il prononca ses vœux en présence de ses Frères. Il était heureux de n’avoir plus d’autre trésor
4. C'est dans ce sens, pensons-nous; qu’il faut éntendre la phrase suivante de la Chronique des vingt-quatre Généraux : « Sub Aymone generali; Frater Bonaventura, Provinciæ romanæ; istam religionem intravit. » Or, l'élection d’Aymond de Faversham eut lieu le 1% novembre 1240: — V. Bernard de Besse, De laudibus, p. 100.
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