‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 5 sur 121 · PRÉFACE | XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE | XI

âge, d’esquisser la figure — toujours laissée dans l'ombre et pourtant si picturale — de saint Bonaventure, le septième successeur de saint François et l’un des princes de la théologie scolastique. Nous cédons à leurs instances et ressaisissons immédiatement le pinceau, pour reproduire aussi fidèlement que possible les traits de celui que le moyen âge a désigné sous le nom de Docteur séraphique.

Saint Bonaventure! Physionomie séduisante, mais difficile à peindre, non seulement à cause de son cachet mystique, mais pour divers autres motifs dont les principaux sont la pénurie des documents contemporains et les incertitudes de la critique, qui n'’osait, Jusqu'à-ce Jour, se prononcer sur le nombre et l'authenticité de ses œuvres.

D'où vient cette pénurie? Comment remédier à ces incertitudes? nous demanderont les lecteurs peu familiarisés avec l'histoire du Saint. Nous allons répondre brièvement à ces deux questions.

1° Pénurie des documents contemporains.

La rareté des sources hagiographiques trouve son explication dans les faits eux-mêmes. Le Docteur séraphique ne fut canonisé que deux siècles après sa mort; et dans l'intervalle personne, hormis un Franciscain d'Espagne, Jean-Égide Zamora, ne songea à recueillir et à grouper les mille détails

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