‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 101 sur 143 · I. De perfect. w'te^ Prolog · texte numérisé non relu

I. De perfect. w'te^ Prolog

pria saint Eonavènture de bien vouloir prendre la direction spirituelle des Religieuses Clarisses, notre saint acquiesça à cette démarche et dans la suite défendit le* intérêts des Pauvres Dames.

Le douzième chapitre traite de l'apostolat. Sa jeune famille ne comptait que sept memhres lorsque François manifesta son désir de les envoyer dans les quatre parties du monde; de fait il leur tint ce langage : « Allez, allez^ annonçant la paix aux hommes ; prêchez la pénitence pour la rémission des péchés. Soyez patients dans les tribulations, persévérants dans la prière, infatigables dans les travaux, modestes dans vos discoiii's, graves dans vos manières, et reconnaissants du bien que l'on vous fera. En récompense de tous ces travaux un royaume éternel vous est préparé. » Tous s'inclinèrent humblement et, prosternés en terre, reçurent avec joie l'ordre saint qui venait d'être imposé à leur obéissance. Puis, François dit à chacun d'eux : « Mettez votre confiance en Dieu, il vous nourrira. »

Afin de pratiquer avant d'enseigner, il prit l'un de ses compagnons et se dirigea avec lui vers une des parties du monde ; les trois autres furent partagées en forme de croix aux six autres Frères i.

Et c'est là le commencement de la vie apostolique des Frères Mineurs, vie qui a procuré tant de bien à l'Eglise, causé le salut de tant d'âmes. Déjà, bien avant que saint Bonaventure ne fût ministre, l'Ordre comptait desmissions par tout le monde connu. Au séraphique docteur il ne restait qu'à codifier l'organisation de cette vie apostolique.

La première condition de tout ministère est l'appel d'En-haut. « Quiconque, dit la Règle, par inspirationdivine, voudra aller parmi les Sarrasins... par consé-

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