‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 104 sur 143 · I. Div, II, clï. 5o^ p. i53, Lyon, i · texte numérisé non relu

I. Div, II, clï. 5o^ p. i53, Lyon, i

harangua avec une certaine verve. Pendant qu'il parlait son regard se rencontra avec celui de Bonaventure ; ce regard plein de dignité, dit un historien, encouragea l'orateur, qui s'animant de plus en plus dit enfin : « Princes de l'Église, vous connaissez l'archidiacre Thibauld; il a donné ses preuves de courage dans la Terre Sainte, il a rencontré les plus grandes vertus au milieu des chanoines de la primatiale de Lyon... que ne le nommezvous chef suprême de l'Eglise ?» Les historiens sont assez généralement d'accord à dire que saint Bonaventure appuya la proposition de l'évêque de Porto avec l'autorité de sa douce éloquence. Le témoignage rendu à la piété et an mérite de Thibauld par le 's'éraphique docteur fut assurément d'un grand poids dans l'élection de Grégoire X, ajoute le savant de Colonial. De nos jours, on ne s'explique guère cette médiation d'un per- :?. sonnage étranger au conclave. Bonaventure n'était pas encore cardinal ; à quel titre pouvait-il assister aux délibérations du Sacré Collège? Jusque-là, le conclave n'était pas fermé comme il le fut à partir de la cinquième session du IP concile de Lyon.

Le Sacré Collège fixa donc son choix sur l'ancien f chanoine de Lyon ; c'étaitle i*"" septembre 1271. L'œuvre îjj du zélé pontife démontra bientôt combien un tel choix U^i devait être profitable à FÉglise.

Pour mener à bonne fin les affaires ecclésiastiques, il ne fallait rien moins qu'un homme aussi dévoué, aussi doiié de prudence et de sagesse que l'était Thibauld. ;x Ayant accompli le voyage de Palestine et de Jérusaleni '■ il s'était rendu copipte de ses propres yeux de l'état lamentable dans lequel se trouvaient les Latins en ces ' " régions; à loisir il avait pu étudier le caractère, le& mœurs, la politique des Grecs, la nécessité pour eux de ;

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