CHALAIS
La Chartreuse de Chalais, près de Voreppe, au diocèse de Grenoble, de'partement de l'Isère, avait e'te' fondée, en 1108, pour des Moines Béne'dictins, par le comte Guigues-le-Gras et Mathilde, son épouse. Au XIV^ siècle elle fut achetée par l'Ordre, avec l'assentiment de Guillaume IV, Évêque de Grenoble. Les Chartreux prirent possession de Chalais, le 9 des calendes de janvier i3o3. Le Pape Jean XXII donna une Bulle en faveur de ce Monastère, en i33o. Vers la fin du XVP siècle, la Chartreuse de Chalais, qui avait été entièrement ruinée pendant les guerres de religion, fut réunie à la Grande Chartreuse, par décision du Chapitre Général de 1682, en vertu des Bulles de Grégoire XIII, du 16 avril iSyô et du 20 mai i58t. L'Evêque de Grenoble, François Fléard, donna son autorisation en ce qui pouvait le concerner, le 29 février 1584. Les lettres-patentes d'Henri III sont du mois d'avril de la même année. Les Chartreux entretinrent toujours quelques Religieux dans cette Maison. Chalais fut supprimé par la République française , et ensuite vendu comme bien national, en 1793. Le R. P. Lacordaire y établit, en 1844, ^^ noviciat de son Ordre, mais, en 1859, il céda ce Couvent à une colonie du Tiers-Ordre qui l'abandonna à son tour, en 1866.
LA PADULE.
La Chartreuse de la Padule, ou de Sai?it- Laiirent, près de la ville de Marsico-Nuovo , au diocèse de Gapaccio-Nuovo, royaume de Naples (Italie), fut fondée par Thomas de Saint-Severin, comte de Marsico, et s'enrichit des biens de l'Abbaye du Mont-de-la- Vierge, par acte du 16 septembre i3o6, passé entre l'Abbé de ce Couvent et Thomas de Saint-Severin. On compte aussi parmi les bienfaiteurs de cette Maison les Papes Jules II, en i5o5, et Paul III, en i538. Le Monastère de la Padule fut supprimé en 1806, par Napoléon I", et rétabli en 1823. Cette Chartreuse existe encore, mais elle a subi le sort des Chartreuses d'Italie. Ses biens sont sous séquestre et elle ne renferme plus que quelques Religieux, depuis 1866.