MAYENCE
La Chartreuse de l'Archange-Michel, près de Mayence au diocèse de ce nom , Électorat de Mayence (Allemagne), fut primitivement fondée dans un ancien Monastère, par Pierre Achspalt, Archevêque de Mayence, puis rebâtie sur une montagne peu éloignéede la ville, en i325.Elle eut beaucoup à souffrir des ravages des Luthériens, et enfin fut entièrement détruite par TÉlecteur, dans le courant du XVIIP siècle.
GOSNAY.
La Chartreuse de Notre-Dame-du-Val-Saint- EsPRiT, à Gosnay, près Béthune, au diocèse d'Arras, département du Pas-de-Calais, doit sa fonda-
tion à Thierry d'Érichon, prévôt d'Aire, et plus tard Evêque d'Arras -, ce prélat fut puissamment aidé dans son œuvre par la comtesse d'Artois, Mahault, dont il avait été chancelier. Pierre, Evêque d'Arras, consacra l'église le i^"" octobre 1324. Parmi les bienfaiteurs on cite la dame de Rosny, comtesse de Dreux, 1349 -, Marguerite, femme de Louis de Nevers , comte de Flandre ; Pierre de Bailleul, maréchal de Flandre, et Jeanne de Créquy, son épouse, i385 ; Isabelle, femme de Philippe le Bon, 1435 ; Jeanne de Béthune, veuve de Jean de Luxembourg, 1446 ; Jeanne de Preures, veuve d'Archambaud de Croy 1449 ; Catherine de Boubers, veuve de Bon de Saveuse, 1479.
Ce Monastère a^^ant eu beaucoup à souffrir des guerres qui ravagèrent l'Artois pendant le XVI^siècle, dut être reconstruit au commencement du XVIP siècle vers 1612. Parmi les bienfaiteurs de cette époque, on remarque Philippe IV, Roi d'Espagne, et son fils ; l'Archiduc Albert et son épouse ; le comte de Zunica et son épouse ; le prince de Ligne , gouverneur de l'Artois ; Louis de Mérode, seigneur d'Oignies ; Hermann Ottemberg, Evêque d'Arras ; Philippe de Cavrel , Abbé de Saint -Vaast •, et les Abbés de Choque et de Cateau-Cambrésis. La nouvelle église du Couvent ne fut bénite que le 3i décembre 1704, par Jacques Paillard, grand- vicaire d'Arras, et consacrée quelques années plus tard, par Monseigneur de la Motte, Evêque d'Amiens. Cette Chartreuse fut supprimée en 1790, par la
Révolution française, et vendue comme bien national, l'année suivante.