VAL-DE-PAIX
La Chartreuse du Val-de-Paix, au diocèse de Fribourg, dans le canton de Vaud (Suisse), doit sa fondation à un écuyer du nom d'Hermann de Tressia, On ignore à quelle époque cette Chaf-
treuse fut supprimée. La carte des fondations, e'dite'e par les Chartreux, tout en plaçant ce Monastère parmi ceux qui n'existaient plus au moment de la confection de la carte, ne donne pas la date de sa suppression ou de son abandon.
GOSNAY.
La Chartreuse du Mont-Sainte-Marie, à Gosnay, près de Be'thune, au diocèse d'Arras, de'partement du Pas-de-Calais, fut fonde'e par Thierry d'Érichon, Évêque d'Arras et chancelier de la comtesse d'Artois. Ce prélat se proposait de donner ce Couvent à des Moniales ; la mort ne lui ayant pas permis de terminer son œuvre, la comtesse Mahault, son exécutrice testamentaire, déclara dans un acte de 1829, .que les immeubles possédés par l'Evêque à Pans, et à Arras, serviraient à la dotation du nouveau Monastère. Cette Chartreuse fut construite à proximité de Gosnay, non loin du Val-Saint-Esprit occupé par des Religieux de l'Ordre. Parmi ses principaux bienfaiteurs, on trouve Marguerite, comtesse de Flandre et d'Artois ; Jean-sans- Peur ; Philippe-le-Bon et Isabelle de Portugal , son épouse ; le duc de Calabre ; et les nobles dames d'Houchin et de Longate d'Annezin. Les Moniales du Mont-Sainte-Marie durent plusieurs fois abandonner leur Monastère et se réfugier
dans la ville de Be'thune, au milieu des nombreuses guerres qui désolèrent l'Artois. On le reconstruisit au XVP siècle ; et pendant la guerre de 1710, le prince Eugène de Savoie prit les Moniales sous sa protection. Cette Maison fut supprimée par la Révolution française, en 1790, et ses propriétés vendues comme biens nationaux, en 1791.
LEIGNITZ.
La Chartreuse de La-Passion, à Leignitz, au diocèse de Strigonie (Hongrie), fut fondée par le Chapitre de Saint-Martin de Seépuz, puis ruinée par les guerres et abandonnée par l'Ordre, en i563.
GEMNITZ.
La Chartreuse du Trône-de-Notre-Dame, à Gemnitz, au diocèse de Passau (Autriche), eut pour fondateurs, en i33o, Albert et Othon, archiducs d'Autriche, mais elle ne fut incorporée à l'Ordre qu'en i337. Jeanne, sœur du Roi de Bohême et épouse d'Albert d'Autriche, fit de grands dons à ce magnifique Monastère ; l'Empereur Joseph II le supprima en 1782.