‹ Saint Césaire (470-543)Chapitre 121 sur 153 · I. Appendix · texte numérisé non relu

I. Appendix

de la guérisseuse magique, et qui finit par la laisser faire en détournant la tête ^ .

Plusieurs Admonitions traitent des pratiques positives d'idolâtrie, conformément aux lointaines et irréductibles idées païennes. Ces survivances du culte gréco-romain et aussi druidique restaient comme dans un fond permanent, au milieu de ces Grecs, de ces Italiens, de ces Germains, de ces Gaulois qui peuplaient la Provence.

L'Evangile avait fait circuler sa lumière et son idéal dans les âmes, mais les religions antérieures, qui avaient imprégné si longtemps, si profondément les mœurs, ne pouvaient disparaître sans laisser des traces profondes. Ecoutons Césaire nous les faisant connaître avec la précision et la sincérité dont il est coutumier.

(c Quand la lune a des éclipses, ne poussez pas des hurlements sauvages et indignes des chrétiens. Ce phénomène est voulu par la Providence et vos clameurs ne feront rien pour le détourner.

(( De même, cessez de suspendre à vos corps des phylactères et certaines herbes, des amulettes ou des morceaux de bois. Faire ce mal, c'est perdre le fruit du baptême -.

« La fête de saint Jean-Baptiste doit être célébrée avec une immense joie, mais sans la sordide coutume des païens. Ils vont, eux, et quelquefois, hélas! nos fidèles, se plonger dans les étangs, les fontaines et les rivières, pendant la nuit qui précède la fête. Ce bain sacrilège perd les âmes et tue quelquefois les corps. Par la miséricorde de Dieu, pensez à votre

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