‹ Saint Etienne et son sanctuaire à JérusalemChapitre 44 sur 61 · Revue biblique, 1892, p · texte numérisé non relu

Revue biblique, 1892, p

un seul a été retrouvé intact. Un mur bâti sur la dalle qui en fermait Tentrée Tavait préservé. Cette précieuse découverte nous a donné un spécimen fort intéressant des sépultures du v® siècle.

La grande dalle qui le fermait a 1 "* 30 de long sur 0™ 80.

Elle porte une inscription dont l'interprétation n'est pas sans difficulté. En voici la copie faite par l'auteur d'après un estampage et d'après le monument lui-même :

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Tombeau particulier du diacre Nonnus^ Onésime, de la sainte Résurrection du Christ^ et de ce monastère.

Les nombreuses abréviations de ce texte en rendent Texplication incertaine : cependant elle n'est pas sans fondement.

On se demande d'abord pourquoi un diacre en fonction à l'église du Saint-Sépulcre aurait été enterré à Saint-Etienne.

Mais nous savons que Tévêque de Jérusalem prenait souvent ses principaux dignitaires dans les couvents * : ils ne cessaient point pour cela d'être moines, et attachés de cœur à leur monastère : il n'y a donc rien de surprenant à ce qu'ils y fussent ensevelis. On a vu plus haut des exemples analogues.

Quant à la mention xal tyJç [aûvy;? aiTîJç, elle est justifiée par le tombeau même, qui se compose de deux arcosolia; l'un fermé avec des dalles, et réservé au diacre Nonnus; l'autre ouvert, et servant de tombe commune aux moines du couvent, comme l'attestent les débris de squelettes juxtaposés qu'on y a reconnus.

La dalle sur laquelle est l'inscription était munie de deux anneaux qui permettaient d'ouvrir la tombe quand un frère mourait.

Trois autres inscriptions sont gravées à l'intérieur du tombeau.

Elles se rapportent toutes les trois à la liturgie des funérailles.

Sur la porte de l'hypogée, gravée dans le roc ^ :

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*0 xaTODc (ôv) £V ]So(7|6ê^oc) tou

Celui qui habite dans le secours du Très-Haut.

C'est le commencement du psaume 90, qui fait partie de l'office des funérailles dans le rite grec.

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