‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 14 sur 347 · Dante, Paradis, c. xi · texte numérisé non relu

Dante, Paradis, c. xi

pendant l'éloge dithyrambique du poète florentin n'étonnera personne. Elle a pris rang, en effet, parmi les cités les plus célèbres de l'univers, le jour où elle a donné naissance au séraphique patriarche dont nous écrivons la vie, et où elle est devenue le point de départ de la grande rénovation religieuse du treizième siècle.

Son château fort dresse ses ruines imposantes audessus d'une vallée qui excita tour à tour l'envie des Romains, des Ombres, tdes Allemands, et dont la magnificence est admirablement décrite par Ozanam.

« Quand on a quitté Rome, en se dirigeant vers le nord, après avoir traversé l'admirable désert de la campagne romaine et passé le Tibre un peu au delà de Cività-Castellana, on s'engage dans un pays montueux qui va s'élevant comme en amphithéâtre des bords du Tibre jusqu'aux crêtes de l'Apennin. Cette contrée retirée, pittoresque, salubre, se nomme l'Ombrie. Elle a les agrestes beautés des Alpes, les cimes sourcilleuses, les forêts, les ravins où se précipitent les cascades retentissantes, mais avec un climat qui ne souffre point de neiges éternelles, avec toute la richesse d'une végétation méridionale qui mêle au chêne et au sapin l'olivier et la vigne. La nature y paraît aussi douce qu'elle est grande ; elle n'inspire qu'une admiration sans terreur; et si tout y fait sentir la puissance du Créateur, tout y parle de sa bonté. La main de l'homme n'a point gâté ces tableaux. De vieilles villes comme Narni, Terni, Amelia, Spoleto, se suspendent aux rochers ou se reposent dans les vallons, encore toutes crénelées, toutes pleines de souvenirs classiques et religieux,

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