VIII APPROBATIONS
saintement épris de la pauvreté évangélique, qui a été le héros de cette merveilleuse épopée, devant laquelle la raison et l'imagination restent confondues, tant la cause y est peu en rapport avec l'effet. Six siècles se sont écoulés depuis lors, et toutes les œuvres de saint François sont debout, sans avoir rien perdu de leur vie et de leur fécondité. Ses fils, répandus par milliers dans le monde, continuent à évangéliser les peuples, sous les livrées du sacrifice et de la pauvreté ; ses filles spirituelles embaument les cloîtres du parfum de leurs vertus, comme au temps de la vierge d'Assise, sainte Claire, cette première fleur du jardin séraphique ; et, sans se rattacher à lui par des liens aussi étroits, plus de cent mille chrétiens se glorifient de porter son nom et s'efforcent de mériter son patronage au sein de leurs familles et dans tous les rangs de la société.
C'est pour eux surtout, mon Révérend Père, que vous avez écrit cette vie si instructive et si attachante. Un style simple et pur, pjais ne dédaignant ni le trait ni la couleur, pour rester en harmonie avec un sujet si poétique par lui-même ; des aperçus pleins de justesse sur une époque où le crime côtoyait l'héroïsme ; des récits encadrés avec art dans la description des grandes scènes de la nature, avec un accent de piété bien fait pour rendre le caractère d'une vie dont l'amour de Jésus- Christ était le seul principe : tout cela ne manquera pi»s de captiver l'attention de vos lecteurs. Aussi