CHAPITRE IL
prit, en présence d'un sacrifice si héroïque, que Dieu conduisait ce jeune homme par des voies extraordinaires ; il l'assura de son dévouement et de sa protection, et lui promit une large part dans ses affections.
On apporta le manteau d'un pauvre paysan qui était au service de l'évêque; François l'accepta avec reconnaissance, y traça une croix blanche avec du mortier, et s'éloigna,
En présence de l'évêque d'Assise, François renonce à l'héritage paternel.
(D'après Giotto.)
dépouillé de tout, le plus pauvre, mais aussi le plus joyeux des hommes, heureux de n'avoir d'autre bien que Dieu, de n'attendre rien que de Dieu, de ne rien recevoir que pour l'amour de Dieu (1)! « Oh! la belle banqueroute que fait aujourd'hui ce marchand ! homme digne d'être écrit dans le livre des pauvres évangéliques et de vivre dorénavant sur les fonds de la Providence (2) ! »
C'était au mois d'avril 1207. François avait alors vingt-
(1) Très socii, c. vi ; et BoNW., c. ii.