‹ Saint François XavierChapitre 268 sur 820 · Ibid., D. VIII, I. IX, ch. 5, p · texte numérisé non relu

Ibid., D. VIII, I. IX, ch. 5, p

4. Voir dans Hunter {Bist. of British India, 2 in-8% Londres, 1899, t. I, p. 315), une lettre des juges et magistrats de Goa, 25 nov. 1557, se plaignant au roi des inquisiteurs.

Faut-il ici justifier saint François Xavier? L'homme nous est connu. Nous savons la profondeur de sa charité. Un prêtre aussi héroïquement miséricordieux pour les corps et pour les âmes, quand il réclame ainsi l'organisation du Saint-Office, proclame, que, à ses yeux de contemporain, ce tribunal n'est pas l'instrument d'iniquité que l'on nous décrit. Il a eu, si l'on veut, une confiance exagérée en son indépendance. Il a pu croire trop aisément aux accusations dont on chargeait les néo-chrétiens ; encore, en l'absence de détails circonstanciés, nous est-il impossible de nous faire ici un jugement. Par ailleurs, nous ne voyons pas qu'il ait jamais eu à intervenir de sa personne en aucun procès inquisitorial. Mais il était Navarrais et homme du xvi*' siècle, peu enclin, par conséquent, aux ménagements envers les semeurs de scandale, et n'ayant aucune répugnance de libéral moderne, à les voir condamner pour crime de lèse-majesté divine. Il trouvait tout simple que son ami don Michel Vaz fit en conscience son devoir de censeur et de juge.

Et il insistait pour que l'on ne retînt pas en Portugal un prêtre aussi nécessaire. « C'est l'homme qu'il faut ici, écrivait-il à Simon Rodriguez, pour défendre le troupeau contre les loups, et ces loups sont innombrables. Jamais il ne cessera d'aboyer contre ceux qui persécutent et dévorent les nouveaux convertis. Si Son Altesse en envoie un autre, il lui faudra du temps pour avoir l'expérience que Michel Vaz a acquise depuis douze ans qu'il est ici. Les bons le chérissent, les méchants le craignent. Je ne sais ce qui arriverait. Parlez au roi pour qu'il nous le renvoie'. »

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