‹ Saint François XavierChapitre 345 sur 820 · Jbid., I. X, ch. 6, p. 444, 445. Sousa, p · texte numérisé non relu

Jbid., I. X, ch. 6, p. 444, 445. Sousa, p

2. Do Gouto (D. V, 1. VI, ch. 5, p, 51) ne précise pas en quels lieux alla Vinagre; du Jarric (I, p. 671) et Lucena (III, ch. 17) disent que ce fut à Momoya.

serait rembarcation nécessaire. Cette résolution l'attrista. Il s'en plaignit en plein sermon*, déclarant qu'il ne craignait ni périls, ni cruautés, ni trépas. Il devait aller aux îles du More. Il n'avait d'autres ennemis que ceux qui voulaient l'arrêter. Il ne pouvait j>as se refuser à ce qu'il savait être du service de Dieu. A défaut de barque, il se jetterait à la mer et nagerait devant lui. Le protestant Valentijn, recueillant, un siècle après, les traditions locales, affirme qu'il ajouta les actes aux paroles, s'en alla au port et monta dans la première barque qu'il trouva^. Il fallut bien céder. On ne pouvait plus, sans pécher, s'opposer aux vues de la Providence. Mais, l'exemple devenant contagieux, et aussi dans le but de le protéger, plusieurs voulurent le suivre. D'autres, toujours inquiets, lui offrirent des contrepoisons : les marchands n'allaient point se hasarder, sans cela, parmi ces barbares. Mais, comme à Amboine, il refusa. En fait de contrepoisons, disait-il. Dieu lui suffisait.

Une caracora fut donc mise à sa disposition, et, suivi de quelques amis, il partit. On raconte que, au cours de ce petit voyage, tout à coup il poussa un grand cri, se leva et, déchirant d'indignation sa soutane, il dit : « Ah ! Jésus! ces hommes que l'on tue ! » Peu après on abordait et l'on apprit que des Portugais venaient d'être massacrés non loin de là 3.

De son apostolat, Xavier ne nous a parlé qu'en termes généraux. Il visita dit-il, tous les lieux oi^i il y avait des chrétiens^, mais il ne détaille ni son itinéraire, ni ses méthodes. D'après d'anciens biographes^, sa caracora le conduisit le long des <jôtes. Parfois, à la vue des Européens qui débarquaient, les indigènes fuyaient dans la forêt. Simple instinct farouche, ou crainte de représailles ? Lui, allait droit au village, et, comme à

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