Mon. Xav., p
6. PoLAisco, I, p. 349. Voirsa notice dansÛRLANDiNi, 1. Il, n. 114, 119; Bartoli, 1. VIÏ, n. 37; Sousa, I, p. 310, 313.
robustes. Tels étaient, ce semble, Cypriano et Griminale. Mais Henri Enriquez et Manuel de Moralez n'étaient guère solides. Ils se dépensaient pourtant et Dieu leur venait en aide. Moralez, disait-on, se portait d'autant mieux qu'il avait plus d'ouvrage. L'envoyait-on remplacer un prêtre indigène en un district moins absorbant, il tombait malade ^ Lui-même écrivait :
« C'est aujourd'hui dimanche : j'ai prêché ce matin dans le bourg; ce soir je vais prêcher ailleurs: il me faut, dans l'intervalle, vous écrire un peu. Nous sommes ici quelques-uns de la Compagnie, ayant à administrer chacun plusieurs bourgs. Je suis entre les Pérès Cypriano et Criminale. Le plus clair de mon temps se passe en visite des villages qui sont nombreux.
« Vous savez, mes bien chers frères, que, lorsque J'étais auprès de vous, j'étais toujours malade. Ici, grâce à Dieu, je me porte bien. Je puis faire de longues courses, et cela bien souvent, car j'ai à m'occuper de nombreux centres de population. Et cependant Dieu sait ce que nous mangeons. Le Père Antoine et les autres sont dans le même cas^. »
Tout de même pour Henri Enriquez. Durant l'interminable traversée de Lisbonne à Goa, il avait été malade à en mourir^. A Goa, où pourtant rien ne manquait de ce qui pouvait le soulager, il ne fit que languir. Tout à coup arriva la lettre de Xavier ordonnant aux nouveaux venus de partir pour le cap Comorin. C'était aller à la mort; car là tout faisait défaut. Il partit cependant. Il eut pour son partage la ville de Tuticorin, avec Punicale et trois autres gros bourgs. Il put suffire à tout, allant d'une station à l'autre, les visitant régulièrement tous les huit ou dixjours. Il inspectait encore tous les deux mois deux autres centres confiés par Xavier à un prêtre indigène mais qui n'avait pas grande autorité parmi ses compatriotes''. Ce travail