II. — La mort de Jean de Castro
Le gouverneur, miné par la fièvre, se sentait usé. Il n'avait pas cinquante ans. Auxfatiguesphysiquessejoignaientlesangoisses morales. « II se mourait, dit Faria y Sousa, d'une imfirmité qui, mille fois, avait été mortelle aux temps anciens, mais qui ne tue personne maintenant... J'entends le sentiment du misérable état où il voyait les Indes sans pouvoir y remédier*^. »
Il nourrissait encore de vastes projets. Les musulmans, battus dans la banlieue de Goa, à Diu, à Malacca , restaient les maîtres
1. 5e/. Ind. Ep., p. 189. — Là où nous avons écrit « tous les huit jours », d'après Cros (t. II, p. 380) et Luce.na (I. VI, ch. 2, p. 383), la traduction italienne des Du>ersi Afisi (fol. 208, b), porte ogni di.