‹ Saint François XavierChapitre 536 sur 820 · Steiche.n, Les daimyô chrétiens, p · texte numérisé non relu

Steiche.n, Les daimyô chrétiens, p

8. Charlevoix, Ilisl. du Japon, 6 in-12, Paris, 1754, t. II, p. 144, 296.

9. VALIG^•A^o, p. 123, Voir une lettre du daimyô dans Delplace, Le catholicisme au Japon, I, p. 79,

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les quatre Japonais. Depuis neuf mois, Malacca était sans nouvelles du Santo Padre ; on désespérait d'en recevoir, car la saison était avancée. Enfin le 2 avril, le vaisseau arriva, et l'on sut que le missionnaire vivait toujours. Il y eut une explosion de joie. « Aussitôt, raconte le Père Pérez, le sehor capitan me fit appeler. Je disais la messe à la Miséricorde. La messe terminée, je me rendis à la grande église. Don Pedro da Sylva était là, quasi fou de bonheur. « Il serait bon, me dit-il, de faire une procession d'actions de grâces. » J'en parlai au Père Vicaire (c'était alors don Vincent Viégas), qui approuva pleinement. 11 n'était pas moins joyeux que le capitan, et bientôt tout le peuple en procession se rendit à Notre-Dame-du-Mont où le Père Vicaire chanta la messe en actions de grâces pour Dieu Notre- Seigneur et la Vierge Marie, sa Mère. Les quatre Japonais furent aussi bien reçus que possible. Un chrétien chinois les hébergea. Nombre de Portugais les invitèrent. Souvent aussi ils venaient chez nous et nous leur enseignions les choses de notre sainte foi ; de sorte que, bien joyeux, ils reçurent l'eau du saint baptême, le jour de l'Ascension (15 mai). Le capitan en fit vêtir deux, et Pedro Gomez dé Almeida, les deux autres. Le capitan fut parrain des quatre et le Père Vicaire les baptisa avec autant de solennité qu'on pouvait le faire ici '. »

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