Mon. Xav., p. 811-812. Ces pièces sont datées du 15 mars
étrangers les uns aux autres. Ce n'était pas assez pour lui de l'union des âmes dans une seule et même vocation. Cette union, il la désirait extérieure, sentie, échauffée par la communication des pensées, des œuvres, des projets, des souffrances. Aussi, nous l'avons vu, dès les premiers jours, il avait organisé la correspondance. Ces communications épistolaires feront l'objet d'un chapitre dans les Constitutions. Mais, en homme d'ordre qu'il était, et qui savait le prix du temps, il exigeait que, dans ces lettres, on ne mêlât pas les^ affaires et les nouvelles, ce qui était pour le supérieur et ce qui était pour la communauté. Les affaires devaient toujours être traitées à part. Ces menues recommandations, auxquelles tel et tel, Bobadilla par exemple, avait grand'peine à se plier, Xavier, nous le verrons, les observa scrupuleusement et jusqu'au bout\
Les préparatifs matériels furent des plus sommaires. « Il raccommoda, nous dit Ribadeneira, certains vieux caleçons et je ne sais quelle solanilla'^. » Pour tout bagage, ses vêtements et son bréviaire^. « Quant à l'air de son visage, ajoute-t-on, il montrait bien que Dieu l'appelait là où nous l'avons vu aller'*. » L'heure des séparations ayant enfin sonné, l'apôtre partit, 16 mars 1540.